Yerrocchio Andrea, sculpteur, p
1 Pierin del Vaga avait travaillé pour la Minerve: nous ne résistons pas au plaisir de citer le témoignage enthousiaste de Vasari: “Aveva finito nella Minerva un Protonotario una cappella di marmo in su quattro colonne; e corne quello che desiderava lassarvi una memoria d’una tavola, ancora che non fusse molto grande, sentendo la fama di Perino, convenne seco, e glie la fece lavorare a olio. Et in quello voile a sua elezione un Cristo sceso di Croce, il quale Perino con ogni studio e f'atica si mosse a condurre. Dove egli !o figuré esser già in terra deposto, et insieme le Marie intorno che lo piangono, fingendo un dolore et compassionevole affetto nelle attitudini et gesti loro. Oltre che vi sono quei Ricodemi (les témoins et acteurs de la sépulture) et le altre figure ammiratissime, meste et afflitte, nel vedere l’innocenza di Cristo morto. Ma quel che egli fece divinissimamente, furono i duoi ladroni, rimasti confitti in sulla croce, che sono oltre al parer morti et veri, molto ben ricerchi di mosculi et di nervi: havendo egli occasione di farlo : onde si rappresentano agli occhi di chi li vede, le membra loro, in quella morte violenta, tirate dai nervi et i muscoli da chiavi et dalle corde. Evvi oltre ciô un paese nelle tenebre, contrafatto con molta discrezione et arte. Et se a questa opéra non havesse la del diluvio che venue a Roma dopo il sacco (en 1530, après le passage du Connétable de Bourbon) fatto dispiacere, coprendo più di mezzo, si vedrebbe la sua bontà: ma l’acqua rinteneri di maniera il gesso, et fece gonfiare il legname ui sorta che tanto qnanto se ne bagnô da piè si è scorticato, in modo che se ne gode poco; ailzi la compassione in guardalla et grandissime dispiacere: perché eba sarebbe certo de le pregiate cose che havesse Roma,,. Vasari, Vite, Perin del Vaga.
Ce tableau a disparu complètement.
2 C’est de Rome que Giovanni Tornabuoni (et non pas Giovanni Erancesco) annonce, le 24 septembre 1477, à Laurent le Magnifique, la mort de sa femme, expirée en couches. Sa femme, Francesca di Lucia Pitti, a pu être ensevelie à la Minerve. Sa tombe, d’après Vasari, était l’œuvre de Verrocchio, et comportait, outre le bas-relief fameux, trois Vertus comme ornement. Voir Vasari, Vite, Verrocchio, édit. Milanesi.
Les tombeaux et tombes de la Minerve d’après un document antérieur à 1848.
Nous aurions voulu, autant que faire se peut, rétablir historiquement l'ancien pavé de la Minerve, une véritable nécropole, d’intérêt souverain pour l’histoire de Rome, l’histoire des familles, pour les arts et la littérature.
Un monument détruit ne se refait pas : on peut dans une certaine mesure en refaire le souvenir.
Nous avons recueilli la liste des inscriptions anciennes qu’il a été possible de retrouver. Notre collection comprend toutes celles de Forcella, Iscrizioni, nn. 1555-2076 et 2089-2098, mais souvent corrigées et rendues intelligibles d’après un manuscrit que nous possédons ; puis nous en ajoutons un grand nombre, qu’il n’a pas connues, et d’après le même manuscrit.
En assignant la place qu’occupaient les tombes et les tombeaux, les compilateurs ne prétendent nullement indiquer les emplacements primitifs, mais simplement ceux qu’occupaient les monuments funèbres au moment où ils lisaient les inscriptions.
Notre manuscrit, provenant de la sacristie de la Minerve, a dû être composé par le sacristain, un frère convers sans doute, qui n’était rien moins que sûr de son latin, mais dont la sincérité est absolue.
Son recueil ne contient pas toutes celles de Eorcella, mais il en contient un grand nombre que ce dernier n’a point soupçonnées.
Au surplus, l’auteur ne s’est point contenté de copier ce qu’il avait sous les yeux : il s’est servi de documents antérieurs, qui lui racontent ce qu’il ne voyait plus. Cent fois il nous dit que jadis à telle place on rencontrait telle tombe, et il en donne les épitaphes.
Il a écrit vers 1820. La dernière date qu’il nous donne est 1822.
Il faisait son recueil sans prévoir la destruction qui s’opérerait trente ans plus tard !
Nous regrettons qu’il ne nous ait pas laissé son nom.
L’Eglise de la Minerve
Comme la publication de notre catalogue nécrologique, sous le titre de Nécrologe lapidaire de la Minerve , n’est encore qu’un projet, nous croyons utile en attendant de transcrire ici une sorte de plan de distribution, que l’auteur de notre manuscrit nous a laissé, et que nous comptons introduire dans la préface de notre Nécrologe. Il nous donnera une idée générale du spectacle qu’offrait alors l’église de la Minerve, semblable à celui que nous donnent encore quelques églises de Rome, par exemple celle de l’Ara-Coeli.
Il y a tant de poésie et de foi dans ces pierres funèbres, nous dirions volontiers dans ces ombres de défunts, qui se pressent encore autour de Celui de qui ils attendaient le salut et la vie, et qui pour ce motif, avaient toujours la tête tournée vers l’autel.
Notre compilateur divise les sépultures en deux catégories : les tombeaux qui s’élèvent au-dessus du sol; les tombes qui sont dans le sol. Il parcourt de la sorte à deux reprises différentes l’église qu’il explore. Nous écouterons son explication dans sa langue à lui. Sachons seulement que les tombeaux sont pour lui des “ depositi „ , tandis que les tombes sont des “ sepolture „ . Il est important de retenir cette dénomination pour l’intelligence de son texte.
Depositi che sono nella chiesa di S. Maria sopra Minerva.