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supérieur, après quelques mois d'un essai pitoyable de gouvernement, sera installé curé de Saint-Nizier; son frère Nicolas, économe, deviendra vicaire épiscopal de Lamourette.
Le Directoire du département s'apprêtait à donner un successeur à M. de Marbeuf lui-même. Les électeurs étaient convoqués pour le 27 Février. Aussitôt parurent deux imprimés destinés à éclairer la religion de ces électeurs sur la portée schismatique de l'acte qu'ils allaient accomplir. Le premier était intitulée : Lettre à un électeur du département de Rhône et Loire sur la nomination d'un évêque ^ ; le second émanait de l'Archevêque lui-même : c'était un Avertissement pastoral, envoyé de Paris le 8 février 179 1 -. L'Archevêque prévenait les électeurs que les évêques et curés, qu'ils choisiraient, « auraient une existence monstrueuse » ; que leur ministère ne serait « qu'un tissu de nullités et de sacrilèges ». L'élection de l'évêque était d'avance déclarée nulle : 1° parce que le siège ne se trouvait vacant ni par décès, ni par démission, ni par déposition ; 2° parce qu'elle était contraire aux décrets et canons de l'Église. Les élus étaient déclarés intrus et schismatiques, les actes de leur juridiction nuls et de nul effet. M. de Marbeuf ne veut pas laisser ignorer qu'indépendamment des peines que TÉglise a prononcées contre le schisme, il devra nécessairement lancer contre le nouvel évêque la plus redoutable des censures, l'excommunication, si ce dernier persistait dans son usurpation sacrilège. Il agira de même à l'égard des curés. En terminant, l'Archevêque proteste contre l'élection d'un successeur; il en appelle au saint Siège ou au premier Concile national œcuménique qui se fera.
Les deux écrits qualifiés de « séditieux, faux, inconstitutionnels », furent supprimés par arrêtés du Directoire du 24 février et du 10 mars '.
Après 1 élection de Lamourette, et sous le titre de Sentiments de plusieurs théologiens, parut une réfutation de V Avertissement pastoral ^. A