LE DIOCÈSE DE PARIS EN I
la Rcvolulion, l'Eglise de France a eu à traverser iiiio terrible crise, elle en est sortie à son honneur.
La vie et la mort de tant de glorieux confesseurs de la Foi nous inspireront non seulement une profonde admiration, mais aussi le désir de les imiter, et le spectacle de leurs vertus excitera en nous la sainte ambition de ne pas demeurer au-dessous de pareils modèles.
Dans l'inépuisable trésor de souvenirs que laisse derrière elle l'Eglise de France aux prises avec la Révolution, il m'a fallu faire un choix et restreindre le champ des présentes études au seul diocèse de Paris ; — j'ajoute même au diocèse actuel de Paris.
Réduit aux limites du département de la Seine, l'archidiocèsc que nous connaissons aujourd'hui diffère notablement de ce qu'il était avant 1790. Il comptait alors 479 paroisses, il s'étendait même assez loin : Luzarches, Lagny, Corbeil et Limours étaient à peu près ses points extrêmes dans la direction des quatre points cardinaux. 11 comprenait dans ses trois archidiaconés de Parisis, de Brie et de Josas, les sept doyennés de Montlhéry, Châteaufort, Montmorency, Ghelles, Lagny, Corbeil et Cham peaux (ce dernier enclavé dans le diocèse de Sens) ^.
I . Le Bulletin du Comilé d'histoire et d'arcliéologie du diocèse de Paris, t. I, pp. 10-19, contient une étude de M. Longnon sur les anciennes subdivisions du diocèse de Paris. Outre Tenclave de Champeaux, il signale cinq paroisses du diocèse de Ctiartn*s (\oisy et BaiUy, Soisy-aui-BcKufs, Fonlena>-le-Fleuryet Saint-Cyr) qui étaient presque complètement enclavées dans le doyenné do Chaleaufort.