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ex-génovéfain et curé abdica taire de Saint-Médard : mais il ne faut pas croire que son abdication et sa sécularisation l'aient mis absolument à l'abri de tout soupçon, probablement à cause de son enseigne, qui a quelque chose de clérical. « Cependant, dit le rapport, « ce dernier exerçant une profession utile, il est prua dent de ne pas le croire légèrement (à la légère) fana- « tique et ennemi de la Révolution *. »
Le lo ventôse, un arrêté du Département avait prononcé la fermeture de 7 établissements jugés dangereux pour la sûreté publique ^. On y trouvait : « la « réunion formée dans le ci-devant couvent des Gen(v « véfains, et connue sous le nom de Société du Pan- (( théon » — c'était un essai de reconstitution du Club des Jacobins, — « La réunion dite des Patriotes, rue Travcrsière » qui était fréquentée par les adeptes de Gracchus Babeuf. — Le théâtre Feydeau, où des jeunes gens avaient fait des manifestations royalistes. — Une réunion dite (c Salon des Princes et Salons des Arts» boulevard des Italiens, qui paraît avoir été une maison de jeux, — et enfin, pour compléter l'amalgame, l'oratoire Cérilly et a l'édifice connu sous le nom de Saint- André-des-Arcs. » C'était la conclusion des dénonciations rapportées plus haut, mais le Directoire, comme tous les gouvernements, avait cru politique de réunir dans un même arrêté de fermeture les établissemenL^ les plus hétérogènes, afin de donner à chaque parti quelques marques d'intérêt, de réjouir les modérés en
I. Arch. Nal. F*» 470 ; F' 4C79, 6682, 4683. a. Ibid. F« li-jo.
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frappant les anarchistes, et de consoler les révolutionnaires en fermant deux églises.
A partir du milieu de ventôse les dénonciations se multiplient et les rapports réguliers du Bureau central de police sont complétés par d'autres qui émanent de la police secrète. On n'en connaît que neuf, rédigés entre le 17 et le 20 ventôse. M. Aulard, qui les a reproduits dans son ouvrage : Paris sous le Directoire , constate qu'ils sont a conçus dans un esprit plus républicain que ceux du Bureau central* ». L'épithète n'est pas de moi ; j'en abandonne la paternité à son auteur. Quant à savoir si elle est justifiée, je laisse à mes lecteurs le soin d'en décider :
Du 17 : <c L'empire des prêtres réfractaires reprend « comme jadis son active force dans les campagnes ente vironnantes, dans Paris môme. . . on chan te religieuse- « ment le Domine salvam, et on prêche l'avilissement et « la dissolution de la République. Ces monstres sans « pitié indiquent même au poignard des fanatiques (i ceux de leur confrérie qui ont prêté le serment ou « qui se sont mariés et, dans leurs confessions, insiu nuent à leurs pénitents que le seul moyen de plaire « à Dieu est de lui sacrifier tous les républicains, <c qu'ils présentent comme persécuteurs des apôtres « de Jésus-Christ. Tous les moyens paraissent em- « ployés à former des Jacques Clément, des Paris, des (( Corday; enfin, c'est une croisade, une Saint-Barthé- « lemy de tous les amis de la liberté, que préparent « ces prêtres incorrigibles. On assure que les ministres