‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 284 sur 364 · DE :^OTRE-DAME · texte numérisé non relu

DE :^OTRE-DAME

Clausse 3. 600 livres en assignats, ce qui, vu la baisse de papier-monnaie (il était alors à i pour 3^4) faisait de 17 à 18 sous par mois. Au sacristain on assurait 900 livres et le logement ; les vicaires devaient avoir 2.100 livres ; les deux a gardiens » (on n'osait plus se servir du nom de suisse!) 1.200 livres chacun, les 4 chantres et le serpent 600. Telle était la misère générale qu'on trouva assez de candidats aux places de chantres pour se montrer difficile ; il fut décidé qu'on ne prendrait ni ceux qui, étant dans les ordres, se Heraient mariés, ni « les laïques qui auraient prostitué leur voix en chantant sur les théâtres ».

Grâce à la générosité des fidèles et aux dons en nature qui arrivaient en grand nombre * il y avait en caisse au i*"^ janvier 1796, 6.519 livres, et, comme les dettes ne s'élevaient qu'à 3.905 1. il restait un boni de 2.5341. qui permit de faire quelquesdépenses utiles et d'augmenter les maigres appointements des serviteurs de réglisc. Les vicaires furent portés à 800 livres par mois, ce qui faisait i4 livres en numéraire et on acheta un ciboire qui coûta 1.400 livres, soit 24 francs. Il fut décidé encore que lorsque M. Clausse serait commandé le samedi pour son service de garde national, on lui paierait un remplaçant, afin qu'il n'eut pas à chanter

I. Le citoyen Mag^nier prêta une chaire à prêcher ; THôtel- Dieu : des pupitres, des cierges, des canons d'autel ; le citoyen Bertrand, de V « Hospice de rHumanité » (Hôtel-Dieu) ofTrit trois confessionnaux. On reçut également du linge, du vin, de rhuile, des chandelles, un balai, un goblet d'argent qui fut échangé chez un orfèvre contre un calice de cuivre, deux écus de six livres qui furent changés pour des assignats et produisirent a. 200 livres. XGazier, op. cU.,*p, 33o). " .

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