‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 301 sur 364 · ORATOIRE DE LA RUE DE CLÉRY · texte numérisé non relu

ORATOIRE DE LA RUE DE CLÉRY

former en chapelle publique. Ils étaient 8 ou 9 prêtres y disant la messe quand, sur une dénonciation, la police fît une descente le 7 floréal (26 avril) ; on arrêta Rivière, et quatre autres prêtres, dont le P. Bataille, de Saint-Louis-d'Antin, venu sans doute pour prêcher. Cependant l'oratoire ne fut pas fermé et les prêtres qui avaient échappé aux recherches continuèrent à faire les offices. Lors de l'enquête de floréal, il y avait encore neuf ecclésiastiques attachés à l'oratoire. En 1797, il fut fermé et, sous la direction du P. Rivière, s'établit un nouveau lieu culte, aux Filles Saint-Thomas.

Parmi les prêtres de la rue de Cléry, il en est un qui nous a laissé de curieux détails sur l'existence qu'il eut à mener pendant la Révolution. Pierre-Etienne Caillot, né en 1767, avait été ordonné à Meaux en 1790 ; immédiatement admis comme vicaire à SaintrSauveur de Paris, il prêta serment en janvier 1791, puis le 10 août de la même année se rétracta publiquement et quitta Paris. De 1791 à 1793, il est vicaire en Seine-et-Marne, et, à la fermeture des églises, il se place comme professeur dans une pension de Fontainebleau dirigée par le citoyen Nompère. En vendémiaire an III, il est de retour à Paris et exerce en secret dans une maison de la rue de Bondy. En germinal, il s'attache à l'oratoire de la rue de Cléry, et est arrêté avec M. Rivière le 7 floréal ; on lui demande s'il est assermenté : il répond qu'il a prêté serment et qu'il exerce avec les pouvoirs qu'il tient de M. de Juigné. Remis en liberté, il continue ses fonctions, en prenant seulement la précaution de ne plus signer les actes qu'il dresse, mais son écriture est faci-

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