I. Registre du Presbytère, séance du a6 juin
35a FILLES-DU-CALVAIKE
Filles-du-Calvaire, 4oo, rue Saint-Louis, ou, comme on disait alors, rue Egalité. 11 me paraît probable que cet oratoire existait déjà avant la loi de ventôse et en tout cas, il fut ouvert au public aussitôt après la publication de cette loi. Il était sous la directioa duo ancien lazariste, Jean-Jacques Dubois.
Au commcnccniont de 1796, M. Dubois donna l'hospitalité à l'abbé Frasey et à ses compagnons expulsés de l'Oratoire Cérilly. Comme ces Messieurs amenaient avec eux les fidèles qui avaient fréquenté leur chapelle, l'oratoire des Filles-du-Calvaire si trouva beaucoup trop étroit pour le ministère d*un»' dizaine de prêtres et il fallut songer à son transfert. M. Frasey jeta les yeux sur l'église des Minimes de la Place Royale, qui avait de plus l'avantage d'être plu5 rapprochée du centre de la paroisse.
Ce bel édifice, chef-d'œuvre de Mansart, était dan> un état de délabrement indescriptible : pas une dc:!^ chapelles n'était intacte ; les tableaux avaient disparu, les marbres avaient été descellés, les lambris évealrcs, le carrelage était en miettes ; l'autel n'était plus qu'uu monceau de pierres et do plâtras. Dans cet élat, elle avait été louée, pour un loyer dérisoire, de cent lî^re^ par mois, au peintre Dussaulx qui y avait installé son atelier ; puis, le 18 fructidor an 111, au citoyen Fabus. pour a.ooo livres par an. M. Dubois obtint la rétrocession du bail le 7 ventôse et quelques mois après, la location fut convertie en vente (9 et i3 thermidor an IV) * au prix d'un million Soo.ooo livres, en assi-