O REMANIEMENT DES CUICONSGKIPTIONS PAROISSIALES
Remaniement des circonscriptions paroissiales.
Une réforme qu'il est impossible de reprocher à la Constitution civile fui lo remaniement des circonscriptions paroissiales; il était réclamé depuis longtemps et il s'imposait. Malheureusement, pour y procéder, il eut fallu le faire accepter des curés, canoniquemcnt investis de la juridiction, et ces curés, forts de leurs droits, ne s'y seraient pas prêtés volontiers; il eut fallu que l'archevêque lit un coup d'État pour supprimer leurs paroisses ; ils eussent attaqué comme d'abus la décision de leur archevêque et il y aurait eu d'interminables procédures; or M. de Juigné n'était pas disposé à faire usage de sa force, et il avait laissé aller les choses. Ce que sa mansuéhide ne lui permettait pas, la Révolution l'accomplit, et les intéressés ne purent que se soumettre ^
Le nombre des paroisses fut ramené de 52 à 33, cl. comme il avait été créé 8 paroisses nouvelles, la mesure de suppression porta sur ii'] des anciennes, celles dont les dimensions étaient par trop exiguës, ou qui se trouvaient par trop voisines de celles qui étaient conservées ; enfin il se fit un remaniement général des circonscriptions pour mettre fin à des anomalies qui ne s'expliquaient pas.
I. La (lélibéralii)n de la Miinicipalilô de Paris, en date du II janvier 1791, fut approuvée par la (^onslituanle le i3 et sauclinnnt'<' par le. roi le i5 janvier, ((luichard, op. cit., secl. Il, 23V) {> décret fut complété par celui des 'i/n février 1791 {ibid., a'naj^), (pil fixe les limites des nouvelles paroisses.