AL150LUGS
S'-Gervais M) S'-
S'-Merry 2.S S'-
S'-Lou et S'-Gilles i-:! S'-
S'-Nicolas-des-Champs. . . . /|2 S'-
S'-Eustache 72 S'-,
S'-Germain-l'Auxerrois. . . 30 S'-
S'-Roch 85 S'
S*-Jean-en-Grève 22 S'
S'-Jacqiies-la-Bouchcrie . . 20 S'
S'-Jacques l'Hùpital — S"
S'-Jossc — S'-
S'-Sauvour i '1 S'
S"-Opportnne — La
S'-Paul i', S'-
S' -M;irio-dn-Temple — S'-
\.-l). do-Monnc-Nouvollo . —
A reporter. Vi.") Soit, ponr 28 paroisses sur oc, 929 ecclésiastiques votani
Il y eut, dans 42 paroisses élisant des députés, 83 députés ; comme il en était élu i par 20 électeurs ou au-dessous, il y eut /il grou|)es de 20 électeurs et '12 comprenant de i à 20, soit en moyenne: 10; ce calcnl assurerait environ 1.200 votants.
Sulpicc ,
Symphorien
Louis-des-Invalides . . . .
Pierre-du-Gros-Caillou , Jacques-du-Haut-Pas.. ,
Médard
Hippolyte
Martin-du-Cloître
Victor ,
-Marguerite
Antoine
Laurent
Madeleine
Pliilippe-du-Roule
Pierre-de-Gliaillot
La grande question ou les Jureurs devenus huguenots.
f Ecrit de controverse publié par les insermentés.)
OCTOHRE r-f)!
D. Los Jureurs sont donc devenus huguenots '}
R. Oui, I" parce qu'ils ont abandonné la religion catholique, apostolique et romaine ; 9° parce qu'ils suivent les erreurs principales des huguenots.
D. En quoi ont-ils abandonné la religion catholique?
R. En plusieurs points, mais surtout en ce qu'ils ne professent plus la même foi, ne sont point les vrais ministres des sacrements et ne reconnaissent plus les légitimes pasteurs. Trois choses cependant absolument nécessaires à la religion, et sans lesquelles on ne peut être dans la véritable Eglise.
D. En quoi dérogent-ils à la foi de l'Eglise romaine ?
R. En beaucoup d'articles, mais surtout en ce qu'ils ont juré de maintenir la constitution prétendue civile du clergé, qui attribue à la nation le gouvernement de l'Eglise de
vppE>ciCE IV Sa
Franco, c'ost-à-diro lo droit de placer ôl do déplacer à son gré ses ministres, de leur ordonner ou de leur défendre d'enseigner ; d'administrer les sacrements, et en général de faire leurs fonctions ; et tout cela indépendamment de l'Eglise universelle et malgré les réclamations du Souverain Pontife, son chef, qui s'y est oppose de toutes ses forces, de concert avec les évèques de France : or, comme il est de foi que l'Eglise a seule le droit de se gouverner ellemême, de faire les lois nécessaires à son gouvernement, de choisir, placer, déplacer et régir ses ministres, leur donner les pouvoirs nécessaires pour remettre les péchés et administrer les sacrements, et tout cela sans aucun concours ni participation des empereurs, des rois, dos sénats ou assemblées, ni d'aucune puissance civile et temporelle, et qu'elle est infaillible en tout cela, et no peut jamais, selon les promesses do l'Evangile, se tromper, il s'ensuit que nos jureurs, en s'engagoant par serment à maintenir ce pouvoir dans les mains do la nation, l'ont enlevé à l'Eglise, ont par conséquent, dérogé à la foi dans un article très essentiel, se sont séparées d'elle, sont devenus schismatiques et même hérétiques en soutenant l'erreur.
Mais ils ont fait plus, car il suit do là qu'ils mettent dans l'Eglise des prétondus pasteurs qui n'ont aucune juridiction spirituelle, puisque l'Eglise, qui peut seule la donner, la leur refuse : ils n'ont donc que des pouvoirs temporels, puisque l'Assemblée a déclaré elle-même qu'elle ne pouvait rien sur lo spirituel, et qu'ils n'ont que ce qu'elle leur a donné.
Donc ils sont des pasteurs sans mission, sans juridiction et sans pouvoirs spirituels ; donc leur ministère est un ministère de mort ; donc ils sont dos intrus ; donc ceux qui ont juré do les maintenir renversent la foi par ses fondements, sont les ennemis et les persécuteurs do la religion,
D. Pourquoi dites-vous que les jurours ne sont pas les vrais ministres des sacrements 1'
\\. C'est que l'Eglise ayant refusé toute juridiction aux intrus et suspendu les jurours do leurs fonctions, à cause
3*:î8 VPl'ENDICE I\
de leur apostasie, il s'en suit que les uns et les autres ne peuvent administrer les sacrements que d'une manière nulle, invalide, illicite et sacrilège, les faisant même profaner indignement par ceux qui les reçoivent d'eux.
1). Les jureurs suivent-ils véritablement les erreurs des hugenots P
R. Oui, ils ont juré d'en maintenir plusieurs et des plus dangereuses qui sont renfermées dans les décrets de la constitution française.
I" Les hugenots disent, article a4 de leur confession de foi : « Nous tenons que les vœux monastiques... le célibat des prêtres... la confession aux laïques sont procédés de la boutique de Satan. » — La constitution française dit, décret du i4 février : « L'Assemblée nationale décrète, comme article constitutionnel, que la loi ne reconnoit plus les vœux solennels de personnes de l'un, ni de l'autre sexe... » 2° Les huguenots disent, article 3o : « Nulle église ne doit prétendre aucune domination ni seigneurie sur l'autre. » — La constitution dit : « Il est défendu à toute église ou paroisse de France et à tout citoyen français de reconnoitre en aucun cas l'autorité d'un évoque ordinaire ou métropolitain dont le siège seroit établi sous la puissance d'une domination étrangère, ni celle de ses délégués résidant en France ou ailleurs. »
3° Les huguenots disent : « L'évéque de Rome n'a point de jurisdiction en ce royaume » (art. 87 de la confession de foi de l'Angleterre) ; — la constitution ; « L'évéque nouvellement élu ne pourra recourir à l'évéque de Rome pour en obtenir aucune institution. >>
4° Les huguenots disent, art. 3i : « Nous croyons que nul ne doit s'ingérer de son autorité propre pour gouverner l'église, mais que cela doit se faire par élection, » — la constitution : « On ne connoitra qu'une seule manière de pourvoir aux évéchés et aux cures, c'est à savoir la voie de l'élection. »
5° Les huguenots, encore au même article : « Il a fallu
APPENDICE IV ,'^rî9
quelquefois, et même dfe notre temps, que Dieu ait suscité des gens d'une façon extraordinaire pour dresser l'Eglise de nouveau, qui étoit en ruine et désolation. » — La Conslitulion, dans sa prétendue réforme, n'a-t-elle pas supposé qu'il falloit dresser l'Eglise de nouveau, qui étoit en ruine et en désolation ')
C" Les huguenots disent : » La pure vérité est bannie des assemblées de la Papauté. » — Et les jureurs prêchent tous les jours publiquement qu'il n'y avoit pas de véritable religion avant la Constitution.
7" Les hugenots disent, article 25 : « Nous croyons que l'ordre de l'Eglise doit être sacré et inviolable, et pourtant que l'Eglise ne peut consister, sinon qu'il y ait des pasteurs qui aient la charge d'enseigner : lesquels on doit honorer et écouter avec révérence... en quoi nous détestons tous fanatiques qui voudraient bien, autant qu'il est en eux, anéantir le ministère de la parole de Dieu et ses sacrements. » — La Constitution, loin de regarder l'ordre de l'Eglise comme inviolable et sacré, loin d'honorer ses ministres, les a chassés, a anéanti le ministère de la prédication, et défendu l'administration des sacrements aux dix-neuf vingtièmes des évêques et prêtres de France : donc, ceux qui ont juré cette Constitution sont même pire que les huguenots.
8" Les huguenots disent, article 26 : « Nous croyons donc que... tous... doivent garder et entretenir l'unité de l'Eglise, se soumettant au joug de Jésus-Christ encore que les magistrats et leurs édits y soient contraires. » — Les jureurs et leurs suppôts, pire que les huguenots, ont juré, pour plaire à l'Assemblée, une constitution qui contrarie évidemment à l'ordonnance de Dieu.
9" Les huguenots disent, article 29 : « Quand est de la véritable église, noiis croyons qu'elle doit être gouvernée selon la police tpie Notre Seigneur Jésus Christ a établie. » — Les jureurs disent que l'église doit être gouvernée selon la police que la Constitution a établie. Donc ils sont non seulement devenus huguenots, mais pires que les huguenots.
.'iSo \PPENDlGi: IV
1). Vous mesiirproiipz beaucoup en disant que les jureurs sont devenus huguenots et pires que les huguenots, car ils ne se lassent pas de nous dire cju'il n'y a qu'eux dans la véritable Eglise et qu'ils sont des saints ?
R. Ils ont pu vous le dire, mais vous ne les avez sans doute pas crus sur leur parole, et il sufïit de jeter un coup d'œil sur la conduite de ces prétendus réformateurs et do leurs sectaires pour se convaincre du contraire, i" Leur établissement n'est pas divin dans son institution ; il ne remonte qu'aux Camus, Mirabeau, Voidcl, Treilhard, etc., qui ne sont pas, à beaucoup près, des hommes divins. 1" Cette nouvelle Eglise n'est composée que d'impies, d'ivrognes, de cabaleurs, de libertins en un mot, qui, avant la Révolution, n'approchoient pas môme de nos temples, et c|ui aujourd'hui n'y vont que j)our les profaner, et y traîner avec violence dans leurs assemblées criminelles d'honnêtes gens, que les décrets même de l'Assemblée nationale défendent d'inquiéter pour leurs opinions religieuses. 3° Enfin les prétendus pasteurs de cette nouvelle église sont évidemment d«s voleurs, qui, n'ayant aucune des qualités requises pour paître le troupeau, ne peuvent lui procurer aucun des bienfaits qu'il a droit d'attendre d'un légitime pasteur.
D. Que pensez-vous des cérémonies et des sacrements de ces schismatiquesP
R. Ce qu'ont pensé les Pères des sacrements et cérémonies des scliismatiques de tous les temps, c'est-à-dire que leurs sacrements, au témoignage de saint Cyprien, sont des sacrilèges ; que leur baptême n'est pas salutaire aux adultes ; que l'huile de leur confirmation n'est point sanctifiée ; que leurs sacrifices sont nuls et invalides. Quant aux fruits que les fidèles en attendent, que leur Eucharistie est préjudiciable à ceux qui la reçoivent ; que la consécration de leurs évêques est une exécration ; et leur bénédiction une malédiction. En un mot, dit encore saint Cyprien, un schismatique ou un hérétique est un mort qui promet la
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vie, lin blasplioinalciir qui invoque Dion, un profane qui administre le sacerdoce et un sacrilège qui érige un autel au Seigneur.
D. Peut-on leur demander les sacrements ?
n. \on, excepté le sacrement de la pénitence à la mort, et au défaut de tout autre prêtre, et en supposant encore qu'il n'y ait point de danger d'être séduit par eux; car, s'il y avait danger de perversion, il faudroit s'exciter à la contrition parfaite et se confier en la miséricorde de Dieu.
D. Pourquoi ne peut-on pas aller à confesse à eux, hors le cas de péril de mort ?
R. Parce que i" les intrus n'ont aucune jurisdiction ni pouvoirs et que leurs absolutions sont nulles et de nul effet. 2° On ne peut davantage s'adresser aux jureurs, curés ou autres, conservés dans leurs places, parce qu'en supposant qu'ils aient encore la jurisdiction, le Souverain Pontife les a mis en suspens de toutes leurs fonctions et, comme ils sont connus pour des péclieurs publiquement scandaleux, à cause de leur persévérance dans le schisme et de leur désobéissance au chef de l'Eglise, on ne peut leur demander les sacrements, ni même les recevoir de leurs mains sans participer aux sacrilèges qu'ils font en les administrant.
D. Peut-on aller à la messe des intrus?
H. \on, ni à aucune espèce d'olTice qu'ils font, ni à leurs prédications, catéchisme, prières, processions, bénédictions, mariages, inhumations, etc., ni même prendre leur eau bénite ou manger de leur pain bénit, etc.
D. Si on se trouvoit dans l'impuissance d'aller à la messe d'un prêtre catholique, ne pourroit-on pas assister à celle des schismatiques au moins les dimanches et fêtes ')
H. Non, il vaut mieux s'en passer tout à fait que d'aller à celle des jureurs et intrus...
l). Mais les conformistes ne manqueront pas de dire
'M]o. APPENDICE TV
que nous sommes des huguenots, si nous n'allons pas à la messe et qu'ainsi c'est nous qui sommes des schimatiques ?
11. 11 faut les laisser dire ; ils débitent bien d'autres absurdités ; il faut s'unir d'intention aux sacrifices des prêtres catholiques, passer la majeure partie de ces saints jours et surtout le temps des offîces dans la prière, la pratique des bonnes œuvres, les lectures pieuses et instructives; instruire ses enfants et domestiques, et avec d'autant plus de soin qu'il ne sera nullement permis de les envo^'er aux écoles et instructions des schismatiques... ; c'est ainsi que la véritable Eglise sera dans l'intérieur des maisons, tandis que les temples qui rctentissoient autrefois des louanges de Dieu, seront profanés par un culte sacrilège.
D. A qui faut-il donc recourir pour la confession, la communion et les autres sacrements !*...
R. 11 faut toujours s'adresser aux légitimes évêques, pasteurs et autres prêtres approuvés par l'Eglise...
D. On nous dit qu'étant déplacés, ils n'ont plus de pouvoirs ?
R. Gela est absolument faux : ils ne tiennent leurs pouvoirs et leur jurisdiction que de l'Eglise, qui seule peut les destituer ou recevoir leur démission ; tant qu'elle ne l'aura pas fait, ils resteront investis de tous leurs pou^oirs et chargés de conduire leur troupeau comme les circonstances le rendront possible.
D. Toute communication avec les intrus et les jurcurs est-elle défendue aux catholiques ;>
R. Oui, dans les choses divines, et même dans les choses civiles : i" quand il y a danger d'être perverti par leurs mauvais exemples et par leurs discours insidieux ; 2" lorsqu'en les fréquentant on seroit un sujet de scandale ; d)° quand, en les fréquentant, on les autoriseroit dans leur révolte ; 4" quand, en les fuyant, on pourroit les faire rentrer en eux-mêmes.
D. La religion n'est pas changée, elle sera toujours la même.
R. Non, la religion n'est pas changée et ne peut l'être ; mais les démocrates changent de religion : ils quittent la véritable pour devenir hérétiques.
D. On dit la messe, les vêpres comme de coutume.
R. Cela dit seulement qu'on ne change ni de missel, ni de bréviaire, ni de rubrique, mais cela n'empêche pas que la Constitution ne porte atteinte à la religion sur des points bien plus essentiels, et n'établisse de schisme.
D. Je n'y vois rien de changé.
R. C'est que vous ne connoissez ni les dogmes ni la discipline de l'Eglise ; mais votre ignorance n'empêche pas que les choses ne soient telles... En vain dira-t-on qu'il y a des savants, des hommes de mérite, un grand noinbre d'honnêtes gens tjui ont juré ou suivent les jureurs, et qui ne veulent pas se damner. Cela dit seulement que les grands esprits peuvent se tromper, parce qu'ils ne sont pas infaillibles ; que les passions aveuglent et font commettre bien des crimes qui méritent la damnation... Finalement, en fait de religion, il faut écouter l'Eglise, et celui qui ne l'écoute pas doit, par là même, être regardé comme un païen et un publicain. L'Eglise qu'il faut écouter est Notre Saint-Père le Pape, son chef, et lesévêques réunis qui composent l'Eglise enseignante, et qui, selon la promesse de Jésus-Christ, ne se peut tromper : ils ont parlé, les évêques, et le Souverain Pontife a déclaré la Constitution sacrilège et schismatique en beaucoup de points... Ainsi, anathème à la société des intrus, à l'église des jureurs, à la secte camusienne, à tous ceux de leur communion, jusqu'à ce qu'ils fassent pénitence et rentrent dans la société des vrais lidèles! Paix, honneur et gloire aux lidèles catholiques dans le temps et dans l'éternité... Ainsi soit-il!
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