U: DIOCÈSE DE PVRFS EN
Quant à la ville moine et à sa petite banlieue, elle était répartie en deux archiprêtrés, dont l'un avait son siège à l'église de Sainte-Madeleine-en-la-Cité, et l'autre à Saint-Séverin '.
Cette organisation fut détruite par un décret de la Constituante 2; détruite d'une façon anti-canonique, puisque le consentement de l'évéque compétent ne fut pas obtenu, et que l'on dédaigna de faire approuver par le Pape la nouvelle circonscription territoriale des
1, I.'.irchii)rètré de la Madeleine comprenait la Cité, l'Ile-Saint- Louis, la partie de la ville située sur la rive droite de la Seine, et en dehors des limites actuelles île la ville les paroisses d'Auber- \illiers, Clichy, Boulogne et \illiers-Ia- Garenne. - L'arctiiprêtré de Saint Séverin s'étendait sur la rive gauche et comprenait, en outre des communes annexées à la ville en 18G0, la paroisse de Montrouge, aujourd'hui Grand-Montrouge. (Longnon, op. cit., p. 17.)
L'abbé Valentin Dufour, dans le même Bulletin (t. I, p. 20 Go, 197-212, 3iV353, 4iO-A33), donne une étude détaillée sur les deux archiprêtrés urbains ; il commence au tome II l'étude des archidiaconés de Brie et de Josas ; on trovive p. 229-269 la monographie succincte des paroisses comprises dans les doyennés de Chelles et de Montmorency. La suite n'a pas paru, par suite de la disparition d(' cet intéressant Bulletin.
L'ouvrage capital sur ce sujet est celui de l'abbé Lebeuf, mais, bien (pi'il soit intitulé : Histoire de la Ville et de tout le diocèse de Parù<, il ne comprend que la ville, telle qu'elle était avant la Révolution. Le volume de Rectifications et Additions publié en 1890 |)ar M. Bournon ne donne sur les jiaroisses de banlieue que des indications fragmentaires.
Voir aussi l'abbé Denys : Fouillé historique et topographique du diocèse de Paris. Paris, 1767 (B. \., Lk. 3, '173), et Expilly : Dictionnaire (jéographique des (iaules, t. V, p. Aoo.
2. Décret général sur la constitution civile du clergé (12 juillet-2'j août 1792), t. l, art. 1" : Cha([ue département formera seul un diocèse, et chaque diocèse aura la mêmeétendue et les mêmes liiiiitf"; (\\\r> le départouifnt.
f\ LE niocKsi: DE i'\nis en i7(Sf)
diocèses ; il s'en suivit que les nouveaux cvcqnos, issus de la Constitution civile furent dépourvus de la juridiction légitime. L'Assemblée supprima d'un trait de plume les i35 diocèses existants ^, et, après avoir divisé la France en 83 départements, décida qu'il y aurait un diocèse et un évêque par département.
L'archevêque de Paris se trouvait ainsi privé, par le pouvoir civil, de son autorité spirituelle sur environ 35o paroisses, qui furent attribuées à l'évêque de Meaux et K celui qu'on instituait' pour le département de Seine-et-Oise. On voit que c'est la plus faible partie de l'ancien diocèse qui se trouva renfermée dans le département de la Seine, ou plus exactement dans le département de Paris, car ce n'est qu'en 1793 que la dénomination actuelle fut adoptée. Le nombre des paroisses fut ainsi réduit de 479 à 128, en attendant que par diverses suppressions, il tombât à 107 -.
I. En y ajovitant les quatre évêchés du Comtat et les diocèses étrangers de qui dépendaient quelcfues iiarties du royaume (Tournai, ^pres, Liège, Trêves, Spire, Bàle et Genève) on arrive à i/|0 évècpies dont la (lonstiluanlo prétendit modifier la juridiction.
•i. La ville comptait 62 paroisses, réduites en 1791 à 33 (/i lévrier 1791). Dans la banlieue, quatre des paroisses de Saint-Denis liireut également supprimées ainsi qu'une des paroisses de Vitry ; mais il lut créé trois paroisses de banlieue : Belleville, Bercy et Le Bourget ; la paroisse de Villiers prit le nom de paroisse de Nouilly. 11 y eut donc sous le régime de la constitution civile 7.'i paroisses suburbaines, savoir :
Antony. Bagneux.
Arcueil. liagnolet.
Asnières. Belleville.
Àubervilliers. tiercy.
Autcuil. Bobigny.