LE SERMENT V PARIS I
Les professeurs des séminaires, pour la plupart sulpiciens, lazaristes ou spiritains, se prononcent contre le serment ; sur 55 il n'y eut que deux oratoriens, professant au séminaire de Sainl-Magloire, qui prêtèrent le serment.
Dans les collèges de IT niveisité, il y eut partage : ^'i contre 4i.
Quant aux aumôniers, une difficulté se présente : c'est qu'on n'en connaît pas le nombre exact. Les listes n'en mentionnent que i lo, dont 34 refusent et 76 prêtent le serment, mais dans ces derniers figurent Ai aumôniers de la Garde Nationale, dont beaucoup étaient des religieux. Il ne reste donc dans les aumôniers et chapelains de couvents et d'hôpitaux que 34 refusants et 35 acceptants. Nous avons vu qu'il est difficile d'évaluer le nombre des aumôniers à moins de 'i5o. C'est donc environ T(So, et, en défalquant les religieux, au moins 100 aumôniers sur le compte des- ([uels nous ne savons rien, sinon qu'ils se sont abstenus, et cela ne prouve pas, tout au moins, ime grande ferveur pour la constitution civile. D'autre part, nous constatons que parmi les prêtres massacrés en septembre 1792, il y a y? noms d'insermentés parisiens qui ne figurent sur aucune des listes de 1791. Ces listes
lions lorsqu'elles n'étaient pas en faveur do la consliliitioii civile: tandis que tons ceux qui étaient partisans de la constitntiou s'empressèrent d'y adhérer, même quand rien ne les y obligeait. C'était le serment ([ue Prudhomme, dans ses dévolutions de Paris, n" 88, appelait le serment d'édification et de bon exefnjAe ; c'est ce qu'on eut pu appeler aussi le serment de la mouche du coche, si la prestation de ce serment n'avait en pour eCFet de désif^ner celni qui le prêtait aux faveurs de l'administration.