‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 174 sur 286 · VEpiscopat français · texte numérisé non relu

VEpiscopat français

a. Depuis le 5 mars 1801, M. Montault des Iles avait adressé au Légat une lettre de soumission conforme au modèle envoyé de Rome. 11 y avait sept ans qu'il n'exerçait plus ses fonctions, et, dans leurs conciles, les constitutionnels s'étaient occupés de lui trouver un successeur ; ce qui les eiï empêcha, ce fut qu'il n'avait pas formellement démissionné et qu'il se refusait à le {Aire (jinnales de la Religion, VI, 8; VIP, 376; XÏI, 05; XIII, 289); de plus il avait été impossible de trouver dans le diocèse de Poitiers un prêtre constitutionnel disposé à y devenir évoque. M. Montault se rendit à Paris pour se faire absoudre par le Légat et bientôt après il fut autorisé à dire la messe à Saint-Germaindes-Prés ; ce sont deux prêtres de cette paroisse qui lui servirent de témoins pour les informations canoniques. Nommé à l'évêché d'Angers, M. Montault édifia son diocèse par ses protestations de repentir; les constitutionnels essayèrent de le salir en défigurant odieusement sa conduite pendant la Révolution (Annales de la Religion, XV, 047). Sa vie fort édifiante a été écrite par l'abbé Maupoint (Voir la lettre du cardinal Caprara à M. de Mondion, vicaire général de Poitiers, 10 avril i8oj) (AF, IV, 1891) et Episcopat Conslitutionnel, 121-12/1).

M. Charrier de la Roche, curé d'Ainay, à Lyon, nommé en

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