Voir au chapitre III, pp
4. Cette messe devait être dite par le chanoine pénitencier; elle l'a été jusqu'à la loi de séparation. Depuis 1908, chaque dimanche, après l'Evangile de la messe capitulaire, quand il est donné lecture de la liste des messes et des services qui auraient du être célébrés pendant la semaine, le dernier nom publié est celui de l'Empereur Napoléon et les assistants ne savent pas tous que c'est là tout ce qu'il reste de la libéralité du vénérable chanoine Girard.
3l8 LE CHAPITRE
M. Corpet vécut jusqu'en 1828, supportant avec beaucoup de courage les cruelles infirmités de la vieillesse *.
Quatre chanoines et un vicaire général venaient du Midi. Nous av0ns parlé déjà de M. de Morel de Mons. M. Araavon (François), né dans le Comtat d'Avignon, avait été prieur de Vaucluse : c'était un théologien doublé d'un lettré et d'un poète 2. M. Jacques Roman, né à Sisteron, était, en 1790, supérieur des Oratoriens de Marseille ; ilémigra en Italie et en i8oa, il cumulait les fonctions de chanoine de Paris et de proviseur du Lycée de Marseille. En 1807, il est Inspecteur général de l'Université, en 181 1, Conseiller de l'Université et Recteur de l'Académie de Lyon. Mis à la retraite en 181 6, il obtint de permuter avec un chanoine d'Aix et abandonna Paris où ses fonctions universitaires ne paraissent pas lui avoir laissé le moyen de beaucoup résider.
Le quatrième méridional entré en 1803 au chapitre de Paris était Paul-Thérèse-David d'Astros^. Né à Tourves, dans le Var, mais dans le diocèse d'Aix, le i5 octobre 1773, il n'avait pas encore trente ans. En 1795, il n'était que tonsuré et avait accompagné son ami Raymond-Gautier dans son voyage à la recherche de Mgr de Belloy ; Mgr de Maillé lui avait conféré les Saints-Ordres jusqu'au diaconat, mais, trop jeune pour être ordonné prêtre, il avait dû attendre une
1. Ami de la Religion^ LVI, 358 359 ; LXXXI, 24i-ai5, aSg-a^'j.