Grente. De la Terreur au Concordat
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M. Moyrou fut remplacé à la Madeleine par M. Lolégard, qui avait été vicaire de M. Leber avant la Révolution.
Six ou sept prêtres étaient attachés à la paroisse de la Madeleine. Je ne relèverai ici que le nom de M. Jacques-Pierre Gandolphe, ancien sous-prieur des Augustins de la place des Victoires, qui venait de refuser la cure des Filles-Saint-ïhomas. Il mourut le 8 mars i8o5 K
Saint-Louis-d* Antin .
M. Bonnier fut maintenu à la tête de la paroisse qu'il avait fondée dans la chapelle du couvent des Capucins. Il garda comme vicaires les Pères de son ordre qui, groupés autour de lui, avaient contribué à conserver le service religieux dans le quartier de la Chaussée d'Antin. Seul, le premier vicaire n'était pas un ancien capucin : M. de Lestache, né en 1728, avait été secrétaire du cardinal de Bernis pendant son ambassade à Rome. Prêtre d'une grande distinction, il réussissait admirablement dans un milieu de nouveaux riches qui appréciaient ses grandes manières et prenaient de lui des leçons de belle éducation. M. de Lestache eut lajoie de saluer le retour des Bourbons et mourut peu après, le i4 novembre 1816.
I. Son frère Jérôme-Claude fut cure de Sèvres, puis curé de la cathédrale de Versailles; pendant la Révolution il s'était réfugié à Paris et il fit partie après 1795 du cierge de Saint-Louisen-rile.
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M. Bonnier avait obtenu du cardinal Caprara^ toutes les dispenses dont ses confrères et lui-meine avaient besoin pour mener la vie de prêtres séculiers ; il continua à diriger les anciennes religieuses capucines qui vivaient dispersées dans Paris et qui, n'ayant pu se reconstituer en communauté régulière, essayaient de pratiquer, dans la mesure où les circonstances le permettaient, les observances de leur règle.
M. Bonnier mourut le 5 juin i8i i, à l'âge de 73 ans.
Saint'Philippe'dU'Roule,
L'énorme territoire attribué à la paroisse Sarnt- Philippe-du-Roule était presque inhabité ; les terrains qui n'étaient pas livrés à la culture, étaient enclos de murs ; des hôtels luxueux étaient blottis dans la verdure des parcs et seul le bas du faubourg Saint- Honoré avait une population un peu moins dispersée.
On laissa à la tète de la paroisse l'ancien constitutionnel Fernbach, ce dominicain dont la conduite n'avait pas été irréprochable pendant les tristes jours de la Terreur, mais qui avait repris ses fonctions en 1795 et avait su gouverner sa paroisse avec prudence et fermeté 2. 11 eut comme seul vicaire un prêtre d'Evreux nommé René Ducôléqui deviendra plus tard curé de Vaugirard ; il employait aussi quelques prêtres auxiliaires dont l'un, François Baron, autrefois curé