‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 223 sur 286 · NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES

pu se plaindre, c'était M. Gravet, nommé aux Filles- Saint-ïhomas, qui ne pouvait s'installer dans son église puisqu'elle était occupée par le clergé de l'église voisine.

En décembre i8o3, les administrateurs de la Bourse évacuèrent la sacristie des Petits-Pères, qui sert aujourd'hui de chapelle des catéchismes, et c'est là que le culte paroissial fonctionna pendant six ans. En 1809, la Bourse fut logée ailleurs en attendant Taché vement de la construction qu'elle occupe encore aujourd'hui.

Quand No tre-Dame-d es-Victoires reprit sa destination religieuse, M. Rivière n'en était plus le curé. Un décret de février 1809 avait supprimé plusieurs paroisses dans la banlieue et deux à Paris : Saint-Benoît et les Filles-Sain t-ïhomas. Le curé des Filles-Saint-Thomas fut nommé curé de Notre-Dame-des-Victoires et M. Rivière donna sa démission en conservant le titre de curé honoraire. 11 mourut le 26 mars 181 3, dans sa 84" année ^.

M. Rivière avait eu comme vicaire Marie-Maxirailien Harel, dit le PèreÉlie, né à Rouen le 25 février 1749 Le Père Elie était en 1790 le supérieur des tertiaires franciscains de Picpus, appelés aussi Pères de Nazareth. 11 avait travaillé pendant toute la Révolution comme un vaillant missionnaire, en particulier à l'ora-

I. Ce qui prouve que la d<'ni!ni nation constitutionnelle de « Saint Augustin » n'était pis encore oubliée, c'est que dans les certificats de publications de maria jçe que délivrait M. Rivière, il - faisait suivre son nom de la qualification de « pasteur de Saint- Auoriislin » (Registres de Saint-Merry, 9 janvier i8o/l, 27 avril et 3 septembre i8o5).

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