Episcopat français... 352 et
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son curé dans toutes ses œuvres, notamment, pour la prédication, la direction des âmes et surtout les catéchismes où il excella ; ses méthodes eurent un tel succès qu'elles furent adoptées un peu partout et que les i^^rauds catéchistes parisiens du XIX' siècle, tels que MM. Pététot. Dupanloup et de Borie n'eurent d'autre ambition que d'être regardés comme ses élèves et ses continuateurs.
En 1819, quand le cardinal de Talleyrand eût pris possession de l'archevêché de Paris, et qu'il eut à constituer son administration, il appela M. Borderies à faire partie de son conseil avec le titre d'archidiacre de Saint-Denis.
Nommé en 1827 à l'évêché de Versailles, M. Borderies fut sacré à Notre-Dame le 29 juillet. Le 4 août 1882, il était l'une des victimes de l'épidémie de choléra ^.
Sainte-Valère.
Il n'y avait plus d'église au Gros-Caillou. L'édifice commencé en 1771 par Chalgrin n'avait jamais été achevé ; le chccur seul était utilisable, la nef n'était encore montée qu'à hauteur d'homme en 1790. Quand l'église fut désaffectée, le mobilier fut vendu en nivôse an III et le troisième jour complénientaire de l'an VI, on avait mis en adjudication les matériaux à provenir de la démolition ; on avait également aliéné le terrain de l'église cl celui du cimetière y attenant 2.
I. Episcopat français, 682-C83, et -47m de la ReUgioiiy LIf, 3*]^. a. Grenle op. cit., 3()3.
SAINTE-VALÈRE l^lj
Le vicaire rétracté Thélu disait la messe depuis 1796 dans une maison de la rue de l'Eglise (aujourd'hui rue Cler) ; les paroissiens proposèrent en 1799 de louer la petite chapelle des religieuses de Sainte-Valère, située de l'autre côté de l'esplanade des Invalides, au coin de la rue de Grenelle*. Une souscription fut ouverte pour réunir les fonds nécessaires à la remise en état de cette chapelle 2.
Le service paroissial fut célébré à Sainte-Valère à partir du 4 niars 1800.
En 1802, quand fut rétablie la paroisse du Gros- Caillou, il fallut en modifier la circonscription pour que l'église, située en dehors du quartier, fût cependant dans le territoire paroissial : le rectangle lioïito par les rues de Grenelle, de Bourgogne et Saint-Dominique fut réuni à la paroisse du Gros-Caillou.
M. ïhéiu paraissait tout désigné pour devenir curé ; âgé de 62 ans, il avait racheté sa défaillance passagère en reconstituant le troupeau dispersé. On n'en jugea pas ainsi et il fut seulement le vicaire du nouveau curé ; deux ans plus tard, il devait passer, toujours comme vicaire, à Saint-Philippe du Roule, où il mourut le 26 août 181 1 .
Le titre de curé du Gros-Caillou fut conféré à M. Pierre-Louis Leclerc du Bradin, né le i" octobre 1744, ancien chanoine de Saint-Étienne-des-Grés et, de 1787 h 1791, curé de Saint-Cloud.
I. Ce couvent était exaclement en face de l'ancien archevêché, devenu Ministère du Travail et de Prévoyance sociale.
a. Arch. Nat. F 8701. Rapport du Ministre de la Police 20 ventôse an XI.
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Pcndaul la Révolution, on le retrouve à Saint-Louisd'Antin mais d'une façon intermittente. Après six ans passés à Sainte-Valère, il fut transféré à la cure de Saint-Étienne-durMont. Comme à Sainte-Valère, il fut un curé plein de zèle et de talents ; sa charité était inépuisable et quand il mourut, le 9 août i8i5, il ne laissait pas même de quoi faire les frais de ses funérailles.
H avait pris comme second vicaire M. Guillaume- Robert Marguerin de Gueudeville, né le 26 février 1743, dans le diocèse de Lisieux; en 1791, M. de Gueudeville qui était vicaire à Saint-Sulpice ne prêta pas serment ; il dut s'expatrier après les journées de septembre.
Il fut l'un des « naufragés de Calais ». A la tin de 1799, ^^ navire anglais fut jeté par la tempête sur les côtes de France ; parmi les passagers se trouvaient quelques Français, prêtres et laïques, et les autorités de Calais, les assimilant à des émigrés rentrés, prétendirent les renvoyer devant une commission militaire qui les eût fait fusiller sur simple constatation d'identité.
L'opinion se souleva en faveur de ces malheureux qui, s'ils étaient rentrés dans leur pairie, ne l'avaient pas fait de propos délibéré. Ils eurent la vie sauve, mais regardés comme passibles de la peine de réclusion, ils furent enfermés au château de Ham *.
Aussitôt mis en liberté, M. de Gueudeville vint à Paris pour se mettre à la disposition de l'autorité