‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 270 sur 286 · SAINT-GERMA.IN-DES-PRÉS · texte numérisé non relu

SAINT-GERMA.IN-DES-PRÉS

Sain t'Germain-deS'Prés .

L'ancien dixième arrondissement n'avait pas exactement les mêmes limites que le septième arrondissement d'aujourd'hui ; il s'étendait plus à l'esl et comprenait la paroisse de Saint-Germain-des-Pros.

M. Roussineau, le curé constitutionnel qui, en 1795, avait donné le signal de la rétractation, avait été en butte après fructidor, à de telles persécutions qu'il s'était retiré à Dourdan ; quand les églises se rouvrirent, ce fut le curé de Saint-Sulpice qui assura le service religieux sur le territoire qui canoniquement n'avait pas cessé d'être soumis à sa juridiction.

En 1802, M. de Pancemont présenta et fit agréer d'abord M. de Kéravenant, puis, sur le refus de celui-ci, un autre de ses vicaires, M. Jean-Louis Lévis qui revenait de l'émigration ^

Quant à M. Roussineau, on lui offrit la paroisse de Bagnolet, qu'il n'accepta pas. L'évêque de Versailles le conserva dans sa paroisse de Dourdan qu'il occupa jusqu'à sa mort, en 1837. 11 put donner avant de mourir d'importantes indications relativement aux reliques de la Sainte-Chapelle, et du Trésor de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; c'est sa déposition et celle du bénédictin Dom Lièble qui permirent de réidentifîer la fameuse a Croix palatine » qui est aujourd'hui au Trésor do Notre-Dame 2.

1. La radiation provisoire de M. Lcvis est du i3 prairial an X (F" »7U7); sa radiation définitive est du 5 brumaire an XI (F7 58i/i).

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