Arch. Nat.. AF iv 1829, 7 prairial
a. Ibid., 18 et 24 prairial. En réalité l'abbé Portai était un prêtre zélé, qui se dévouait aux bons catholiques de la paroisse constitutionnelle de Saint-Médard, et, pour récompenser ses services, le nouvel archevêque le nommera, en i8o3, chanoine honoraire, en 1806, chanoine titulaire de Notre-Dame. Il mourut peu après, le 2/4 septembre i8or).
<( tifiés dans le sentiment de leurs maux par la vue de « la croix de Jésus-Christ et les grâces des saints « mystères ^ »
Si nous repassons sur la rive droite de la Seine, nous trouvons, le jour de l'Ascension, la paroisse de Saint- Laurent en fête : le curé, M. Margarita, revenu de la Guyane, y était reçu avec des transports de joie, car tous ceux qui étaient allés à Cayenne n'avaient pas eu la chance de terminer aussi heureusement ce périlleux voyage. Une souscription avait été ouverte pour couvrir les frais de son rapatriement, car, ne revenaient encore que ceux qui avaient le moyen de prendre passage à leurs frais sur quelque bâtiment de commerce. Le rapport du 1 4 floréal ^ signale ce fait comme une nouvelle preuve de l'esprit fanatique des prêtres ; il serait plus exact d*y voir une marque de l'esprit de solidarité chrétienne qui les unissait.
L'abbé de Cagny s'était fait remettre en possession de l'église de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dont il s'était rendu acquéreur en 1797, mais d'où le Directoire l'avait pourtant expulsé. Les rapports le désignent parfois, sans que je sache pourquoi, comme curé de Saint-Leu, et ils ne sont pas indulgents pour lui. Non seulement ils l'accusent de « laisser percer ses « principes», et de permettre « des propos plus qu'in- (( discrets en matière politique », mais ils cherchent à le salir eh le donnant comme un habitué des tripots du Palais-Égalité ''^. Les propos qu'on lui prête sont