‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 108 sur 204 · Lettre du 9 déc · texte numérisé non relu

Lettre du 9 déc

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M. Bourg se préparait donc à se rendre à Halifax pour y fixer sa résidence principale, en conformité de la lettre du grand vicaire de Québec que nous venons de citer, lorsqu'il apprend tout-à-coup l'arrivée d'un nouveau personnage ecclésiastique, envoyé en Acadie par un évêque d'Irlande, à la demande du nouveau grand vicaire, M. Hussey, que l'Evêque de Québec vient de nommer à Londres.

Cette nomination d'un grand vicaire à Londres fut un des premiers actes de M^'' Desglis, successeur de M^"" Briand, après sa prise de possession du siège épiscopal. Voyant qu'il ne pouvait avoir de prêtres français pour son diocèse, à cause de la mauvaise volonté du gouvernement anglais, il s'était dit : « Mon grand vicaire à Londres réussira peut-être à m'envoyer, du moins, des prêtres de langue anglaise parlant français. » M. Hussey réussit en effet à en obtenir quelques-uns de l'évêque de Cork, et à les faire passer à Halifax. Mais la nomination d'un grand vicaire à Londres fut très mal vue à la Cour: si grande était la susceptibilité du gouvernement anglais par rapport à l'influence catholique ! L'Evêque de Québec crut devoir en prévenir M. Hussey :

« Une chose que la prudence m'oblige de vous dire, écritil, et que je ne vous dis cependant qu'avec beaucoup de peine, c'est que le Ministère Britannique trouve mauvais que vous serviez le diocèse de Québec. Je l'ai su par la voie de Lord Dorchester, qui d'ailleurs proteste qu'en son particulier il est rempli d'estime et de vénération pour vous. Cet avis me paraît de mauvais augure pour la religion ^^. »

Quoi qu'il en soit, un prêtre remarquable, M. Jones, envoyé et recommandé par l'évêque de Cork, venait d'ar-

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