‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 118 sur 204 · Ibid., lettre du même au même, 25 oct · texte numérisé non relu

Ibid., lettre du même au même, 25 oct

geance au Roi d'Angleterre, à condition de reporter cette allégeance à la France?» Haldimand prit la chose tellement au sérieux, qu'il envoya la lettre à Lord Germaine, ajoutant à la fin de sa propre dépêche : « Ces bruits sont-ils vrais ou faux, ils n'en ont pas moins leur effet ^^ »

Il va sans dire que uous n'avons ici à parler, dans cet ouvrage, que des rapports d'Haldimand avec l'Eglise du Canada. Laissons aux historiens du pays en général la tâche de raconter les gestes, devenus d'ailleurs légendaires, d'Haldimand emprisonnant les Canadiens sur de simples soupçons de déloyauté : Mesplets, Jautard, Laterrière, et une infinité d'autres, ou bien les déportant tout simplement dans une autre Province, comme D'Abadie, par exemple, qu'il envoie à Halifax, parce qu'il passe pour être très attaché à la cause de l'Indépendance, ou Voyer, qu'il envoie à Londres, sur « une simple probabilité qu'il est porteur de quelque message américain -®. . . » Les démêlés de DuCalvet et autres personnages du même acabit avec le gouverneur n'appartiennent nullement à l'histoire de notre Eglise.

Haldimand reçut un jour, à propos de sa manière d'agir, une bonne leçon de Lord Germaine :

« Je crois à propos de vous faire remarquer, lui écrit le Secrétaire d'Etat, que le fait de déporter quelqu'un en Angleterre sans avoir une preuve certaine de sa culpabilité, et sans nous transmettre en même temps cette preuve, ne peut avoir d'autre résultat que de faire soupçonner la faiblesse du gouvernement. Personne, dans ce pays, ne doit être mis en prison, à moins d'être convaincu de crime vérifié par un ou plusieurs témoins dignes de foi ". . . »

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