Mand. des Ev. de Q., t. II, p
274 l'éguse du canada
« mis hors de service par ses infirmités, » après trente ans de ministère dans cette paroisse.
Devenu évêque de Québec, M^' Desglis conserva-t-il la pension que le curé de Varennes lui payait quand il n'était que simple coadjuteur? Nous sommes porté à le croire, quoique nous n'ayons rien trouvé de précis à ce sujet. Ses besoins, au lieu de diminuer, augmentaient, précisément parce qu'il ne touchait qu'une partie des revenus qui arrivaient chaque année de France à l'Evêque de Québec. Ces revenus consistaient en seize cents francs sur l'Hôtelde-Ville de Paris, deux mille francs accordés personnellement à M^'' Briaud par l'Evêque d'Orléans, et trois mille francs sur le Clergé de France. Ces trois mille francs avaient été accordes, à la demande de Canadiens influents émigrés en France après la Conquête ^^. Quelle belle pensée de leur part! Quelle précieuse marque d'attachement à leur cher Canada, qu'ils n'avaient quitté qu'à regret, quoi qu'on en dise ! M^'' Desglis écrivit à Paris pour savoir si ce dernier item ne devait pas lui revenir à lui-même comme évêque de Québec, et il lui fut répondu qu'il était donné à M^"" Briand personnellement:
« Alors, écrivit-il à M. Lavallée, procureur de l'Evêque à Paris, puisque les trois mille francs sur le Clergé de France appartiennent à M. Briand, il est clair que je ne puis plus compter que sur les seize cents francs des aides et gabelles. . . »