‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 2 sur 204 · I. Mandements des Ezéqucs de Québec, t, II, p · texte numérisé non relu

I. Mandements des Ezéqucs de Québec, t, II, p

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elle s'appelait la Nouvelle-France, continue de leur porter ombrao-e, sous le nom de « Province de Québec ^, » parce qu'elle reste française et catholique à l'ombre du drapeau britannique ^ ; et ils veulent l'entraîner dans leur révolte contre l'Angleterre, faisant miroiter aux yeux des Canadiens l'appât trompeur de l'Indépendance, « cette idole,, écrit un officier de l'époque, à qui ils ont sacrifié tant d'innocentes victimes, et qui n'a à présent que trop d'adorateurs *. » Allons-nous céder à la séduction, et trahir nos serments ? A l'exemple des grands Prélats de tous les temps, qui, à l'heure du danger, se montrèrent les plus fermes appuis de l'Etat et de la Patrie, Briand fait appel à tous les habitants de son immense diocèse, non seulement aux « nouveaux sujets, » comme ou disait alors des Canadiens PVançais, récemment soumis à la Couronne Britannique, mais aussi aux « anciens sujets, » aux Anglais établis au Canada depuis la Conquête, comme aussi aux différentes Nations sauvages du pays, afin que tous viennent au secours de la patrie commune et restent fidèles à l'Angleterre :

« Une troupe de sujets révoltés contre leur légitime Souverain, qui est en même temps le nôtre, dit-il, vient de faire une irruption dans cette Province, moins dans l'espérance de s'y pouvoir soutenir, que dans la vue de vous entraîner dans leur révolte, ou au moins de vous engager à ne pas vous opposer à leur pernicieux dessein. La bonté

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