‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 50 sur 204 · BRIAND — LE PERE FLOQUET · texte numérisé non relu

BRIAND — LE PERE FLOQUET

CARLETON avait attendu avec confiance les secours qui devaient lui venir d'Angleterre par la première flotte du printemps ; et M^"" Briand avait ordonné en conséquence à tous les prêtres séculiers et réguliers de la ville d'ajouter à la messe l'oraison pro navigantibiis à partir du 8 avril jusqu'au 15 mai '. L'envoi de ces secours fut annoncé au Gouverneur par une lettre qui, naturellement, ne pouvait passer que par la Nouvelle-Angleterre, et qui, par précaution, avait été adressée à M. Mongolfier pour la faire parvenir au destinataire.

Mais comment s'y prendre pour envoyer cette lettre de Montréal à Québec, en hiver, alors que les deux rives du fleuve sont occupées par les ennemis? M. Alontgolfier fait venir au Séminaire deux jeunes gens de confiance, MM. Lamothe et Joseph Papineau 2, et leur demande s'ils se sentent le courage et la bonne volonté de se charger de la commission. Sur leur réponse affirmative, il leur remet la lettre destinée à Carleton. Ils la placent dans un bâton creusé en tube, dont il se servent comme de canne, et par-

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