‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 59 sur 204 · Mand. des Ev. de Q., t. II, p · texte numérisé non relu

Mand. des Ev. de Q., t. II, p

doctrina *, vient tout naturellement à l'esprit du lecteur. Jamais évêque ne parla à ses diocésains avec plus de force, de sincérité et de liberté de langage, en leur exposant leurs torts, leurs fautes, les dangers auxquels ils se sont exposés, ni avec plus de ménagement paternel, leur faisant voir combien il les aime, et ne veut que leur bien.

Il commence par leur démontrer la folie inconcevable de leur conduite. Contre qui se sont-ils révoltés? — Contre un gouvernement juste et équitable, « le plus doux et le et moins sanguinaire : la clémence et l'indulgence sont ses caractères distinctifs ; il prise la vie des hommes. Vous avez dû vous en convaincre, depuis dix-sept ans que vous vivez sous le régime anglais. Il ne suffit pas d'être accusé pour être censé criminel, ni même d'être trouvé coupable pour être condamné : on aime à trouver des excuses, et la plus légère suffit souvent pour exempter de la rigueur des lois. . . » — Contre un gouvernement fort, qui peut leur infliger les plus rigoureux châtiments, s'ils persistent dans leur révolte : « Vous imaginez-vous qu'un aussi puissant empire que l'Empire Britannique, dont les forces maritimes sont capables de résister, pour ne rien dire de plus, à toutes celles de l'Europe réunies, en aura le démenti, et qu'il ne consommera pas son entreprise?» — Contre un Roi d'une bonté rare, et sous le gouvernement duquel ils ont singulièrement prospéré: «Personne, au temps de votre révolte, ne se sentait des malheurs de la guerre passée : quelque dérangement qu'elle ait mis d'abord dans vos affaires, il était non seulement réparé, mais encore aviezvous de beaucoup augmenté vos fortunes, et vos poesessions étaient devenues considérablement plus lucratives et plus riches ^ » — Contre un gouvernement qui avait tellement

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