BONTÉ DE L'EVÊQUE. — UN TE DEUM
d'actions de GRACES
OUEL fut le résultat du mandement si remarquable que ^^^ nous avons cité au chapitre précédent? Fut-il immédiat? et pouvons-nous dire avec un chroniqueur: «Les habitants ne tardèrent pas à écouter la voix de leur premier Pasteur et à se repentir de leur rébellion ^? »
Ah, que nous aimons mieux la manière de dire, bien plus simple, bien plus raisonnable, et surtout bien plus vraie, de M^ Briand lui-même, écrivant trois mois environ après son mandement : « Les habitants se rapprochent peu à peu -!...» La conversion des pécheurs n'est pas ordinairement l'affaire d'un jour; à plus forte raison s'il s'agit d'un grand nombre d'habitants pervertis, obstinés dans leurs fausses idées, et qui se soutiennent les uns les autres : surtout, s'il y a des scandales à réparer, des rétractations et des restitutions à faire, des dommages à régler, cela peut prendre du temps.
« Les Canadiens, écrivait Carleton à Lord Germaine, reprendront cet esprit d'obéissance qu'ils avaient pour leur ancien gouvernement, mais ce sera une œuvre du temps,