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Coll. Haldimand, lettre du 29 juin

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même temps que le Roi n'approuvait pas l'administration civile de son gouvernement, et sa manière d'agir à l'égard du Conseil Législatif *. Il fut encore moins satisfait de recevoir, dans l'automne, le congé d'absence qu'il avait demandé deux ans auparavant : il n'y pensait plus. Il dut donc se préparer à partir. Henry Hamilton, nommé lieutenant-gouverneur de Québec deux ans auparavant, était chargé de le remplacer ^

On a dû remarquer le silence qu'avait toujours gardé M^"" Briand vis-à-vis des faits et gestes d'Haldimand. Il sait ses insinuations perfides, malveillantes, injustes contre son clergé; il sait son intrusion vraiment odieuse dans les affaires de son Eglise, cherchant à lui imposer des prêtres étrangers dont il ne veut pas, s'opposant au contraire à ceux qu'il voudrait avoir ; il vient d'être témoin de l'acharnement inqualifiable avec lequel il a chassé du diocèse deux prêtres magnifiques qui venaient pour lui rendre service et s'agréger à l'un de ses séminaires : et cependant il garde le silence. Ecrivant un jour à M. de LaCorne, l'un de ses grands vicaires, à Paris, le pieux Prélat disait : « La patience est mon fort ^ » Ah, qu'il le prouve bien, restant imperturbable en présence des impertinences d'Haldimand ! Plein de confiance en la Providence, il sait que tôt ou tard elle fera tourner les événements à l'avantage de son Eglise. Il reste donc, non pas impassible, mais patient. .

Non seulement il ne dit et fait rien contre le gouverneur, mais il lui donne même en quelques circonstances — nous l'avons vu — son concours, quand il le juge nécessaire ou utile au bien du pays. Il tient à rester en bons termes

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