‹ L'église du Canada après la conquête (volume 3)Chapitre 151 sur 209 · Ibid., lettre du 4 juin · texte numérisé non relu

Ibid., lettre du 4 juin

VOS syndics de faire promptement leur répartition, et de ne pas s'embarrasser du reste. La queue du nuage dans le tonnerre est quelquefois plus terrible et plus dangereuse que la tête^. a

Il y avait à Saint-Henri un de ces Français prétentieux, nouvellement arrivés dans le pays, qni font la loi et en imposent aux pauvres gens. M^"" Briand apprenant qu'il est au fond de tout le trouble prend le parti de lui écrire une de ces lettres foudroyantes dont il a le secret : citonsen quelques passages :

(f J'avais ordonné à M. Vézina, dit-il, de prendre par écrit les dépositions des rapports qui me parviennent sur votre compte depuis deux ans, vos dires et vos propos tenus même publiquement, en toutes occasions, soit au sortir de la messe, soit dans les noces et festins. Vos entretiens particuliers sont des plus insolents vis-à-vis votre Evêque. Je n'en suis pas surpris, et n'y suis pas sensible. Je suis un pécheur ; mais ce qui me touche, c'est de vous trouver impie, puisque vous parlez contre Dieu ; c'est de vous trouver scandaleux, puisque vous pervertissez les simples, et que vous vous efforcez de les détourner de l'œuvre de Dieu.

« A qui vous adressez-vous ? A des gens simples, ignorants, qui, vous sachant Français, croient que vous êtes savant et vous écoutent comme un oracle. Il est vrai qu'en général les Européens ont plus de connaissances ; et quand je les ai trouvés bons et religieux, ils m'ont aidé en bien des occasions. Mais aussi, quand ils se sont trouvés mauvais, comme cela arrive le plus souvent, parce que le plus grand nombre sont le rebut des familles, qui tâchent de les dépayser pour n'en être pas déshonorées, je les ai toujours rencontrés opposés à l'obéissance et à la docilité, parce qu'ils

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