L'Eglise du Canada sous Mgr de Poiitbriand, p
seulement : « Je prie le^P. Well de venir entendre au Saut ma dernière confession. » Le Père est parti et a abandonné en ville le grand travail^de ces fêtes commencées. Je ne sais pas ce qu'il nous apprendra à son retour. «
Le P. Huguet survécut plus de deux ans à cette première attaque, et ne mourut qu'en 1783.
Ainsi s'éteignaient peu à peu les Jésuites du Canada. Le P. Gordan était^mort le 30 juin 1779 :
« Ce saint et zélé missionnaire, écrivait M. Montgolfier à M»*" Briand, ce bon^missionnaire, qui était propre à tout, vient de mourir à Montréal à dix heures du soir. Il n'y a que deux jours qu'on l'avait transporté de sa mission de Saint-Régis dangereusement malade de certaines fièvres malignes qui courent parmi les Sauvages des différents villages, et dont M. de^Terlaie mourut il y a environ deux ans. C'est dans^l'amertume de mon cœur que j'apprends cette mort à Votre[^Grandeur, et je ne doute pas que vous n'y soyez également sensible ^^»
Quant à la mission du Saut-Saint-Louis, le P. Well la desservit quelque temps après la mort de son confrère, mais bientôt il fallut recourir aux prêtres séculiers. La mission fut desservie quelque temps par les curés voisins ; et M^"^ Briand, en 1784, put enfin y mettre un prêtre résident, M. Laurent Ducharrae. Ecrivant à M. Campbell " :
« Je remplis enfin, lui dit l'Evêque, la promesse que j'eus l'honneur de vous donner la dernière fois que vous me fîtes le plaisir de me rendre visite. J'envoie un missionnaire au Saut-Saint-Louis. Il aura l'honneur de vous présenter cette lettre. Les bonnes dispositions que vous me fîtes apercevoir, pour aider à la subsistance de ce prêtre, et votre