‹ L'église du Canada après la conquête (volume 3)Chapitre 86 sur 209 · Lettre de M. Montgolfier à INIçr Briand, 21 oct. 177J · texte numérisé non relu

Lettre de M. Montgolfier à INIçr Briand, 21 oct. 177J

faisait l'Acte de Québec « pour les ordres religieux et les communautés : »

« Qu'il soit décrété que tous les sujets Canadiens de Sa Majesté dans la Province de Québec, à l'exception seulement des ordres religieux et des communautés, pourront conserver la possession et jouir de leurs propriétés et de leurs biens avec les coutumes et usages qui s'y rattachent et de tous leurs autres droits civils'-^... »

M. Montgolfier avait fait part à Mgr Briand des inquiétudes bien fondées que lui causait ce passage de la loi ; et il lui avait envoyé une adresse au gouverneur, lui demandant humblement des explications à ce sujet. Dans l'entretien dont nous parlons, le pieux Prélat présenta cette adresse à Carleton ; puis il écrivit à M. Montgolfier le résultat de sa démarche :

«J'ai communiqué, dit-il, votre adresse à Son Excellence, et l'ai appuyée de mon mieux. Je lui ai représenté la peine qu'avait causée à tous les prêtres du Séminaire, surtout, et à moi-même cette inquiétante restriction. Sa réponse a été: i° qu'on n'entreprendrait point de détruire les maisons et communautés, et qu'on n'y pensait pas, et qu'on laisserait Récollets et Jésuites s'éteindre doucement ; 2° qu'au reste, ni lui, ni le Conseil, ni le Roi, ni le Parlement de la Grande-Bretagne ne pouvaient interpréter une loi, une fois portée ; que cela regardait les douze Grands Juges de l'Empire Britannique ; que le Roi et le Parlement pouvaient bien retirer leur loi, leur bill, et en faire d'autres, qu'ils pouvaient choisir de meilleurs termes, de meilleures phrases, moins équivoques et plus claires, mais non déterminer le sens de ceux ou de celles qui avaient été une fois énoncés.

« Après une telle réponse, ajoutait M^' Briand, vous con-

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