‹ L'église du Canada après la conquête (volume 3)Chapitre 98 sur 209 · Mgr de Saiiit-l'aliier et l'Hôp.-Général de 0.. p. 42S · texte numérisé non relu

Mgr de Saiiit-l'aliier et l'Hôp.-Général de 0.. p. 42S

agrégé en même temps que M. DemeuUe, et ce digne prêtre eut bientôt avec lui, avec la permission de l'Evêque, son frère Paul-Ambroise, nouvellement ordonné, jeune homme plein d'espérances, « un des plus pieux et des plus savants de mes jeunes prêtres », disait de lui M^^ Briand ^ Le Prélat l'avait nommé curé du Cap-Saint-Ignace ; mais il y éprouva tant de déboires, qu'il demanda à se retirer au séminaire avec son frère. Hélas ! il y avait à peine un an qu'il y était, qu'il mourut en 1780, à la veille d'être agrégé.

La Providence, cependant, veillait sur l'œuvre de M^' de Laval. Au printemps de 1777, avaient été agrégés deux jeunes Français, M. Dudevant, diacre du diocèse de Bordeaux, et Jean-Baptiste Lahaille, diacre du diocèse de Tarbes, un futur supérieur.

Le Séminaire était à la veille de faire une grande perte, presque égale à celle de M. Pressart : nous voulons parler du départ de M. Jean-François Hubert, qui devait être plus tard le neuvième évêque de Québec. Il était à la fois supérieur et procureur du Séminaire, et remplissait admirablement ces importantes fonctions. Comme procureur, surtout, il était très remarquable. M. de Villars lui écrivant un jour, de Paris :

« Je vois, lui disait-il, que le Séminaire est mieux pour le temporel qu'il n'a jamais été, et par là vous êtes plus en état de faire du bien, surtout aux pauvres élèves. »

Mais la vie sédentaire du séminaire convenait peu à son tempérament robuste et sanguin. Il se plaignait que sa santé en souffrait, et commença par demander à être déchargé de la procure. Sa demande fut agréée, et M. Gravé devint procureur à sa place. La raison de santé en cache souvent une autre, qu'on n'avoue pas tout d'abord. Bientôt M. Hubert déclara qu'il désirait beaucoup aller eu mis-

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