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CHAPITRE XXIII

DÉTAILS D'ADMINISTRATION. — VISITE CANONIQUE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES DE QUÉBEC

La visite pastorale de 1767 avait été de courte durée: du 22 juin au 29 ou 30 juillet. Nous savons cependant par la correspondance de MF Briand qu'il ne revint à Québec qu'au commencement de septembre \ Où passa-t-il le mois d'août? Probablement chez quelque curé du voisinage, et surtout à Saint-Joachim, afin de s'y reposer de ses fatigues ; peut-être aussi dans quelques visites de paroisses qui n'étaient pas dans son programme.

Mais sitôt ses vacances finies, il revient à Québec, avertissant de son retour au Séminaire quelques curés, Blondeau, curé de Saint- Vallier,Dolbec, curé de l'Islet, et autres, à qui, pendant sa visite, il a donné ordre de venir l'y rencontrer, pour affaires graves, suivant sa coutume.

Il lui faut ensuite rédiger des lettres pastorales, des avis, des recommandations qu'il a promis d'envoyer à certaines paroisses et à certains curés. C'est dans le cours de l'automne et le printemps suivant qu'il écrit à son grand vicaire Marchand plusieurs de ces magnifiques lettres que nous avons déjà eu occasion de citer, dans lesquelles il lui communique en toute confiance quelques-unes des principales difficultés qu'il rencontre dans son administration.

Dans l'automne de 1767, également, il s'occupe sérieuse-

1. "Mes visites sont finies, et je suis à Québec de vendredi dernier. (Lettre du 7 septembre au curé Blondeau).

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ment des missions des Illinois et des Tamarois, écrivant au P. Meurin et lui envoyant les pouvoirs les plus amples pour ces missions, ainsi qu'une lettre pastorale pour les habitants de Kaskaskia 2. Il lui prépare au Séminaire un aide dans la personne du jeune Gibault qu'il lui enverra l'année suivante, aussitôt après son ordination. Il prépare également l'abbé Bailly de Meissein pour les missions de la Nouvelle-Ecosse ; et déjà il a adressé aux Acadiens l'année précédente une magnifique lettre que nous citerons dans un prochain chapitre. Enfin, il s'occupe aussi de la mission lointaine du Détroit, desservie par les Pères Bocquet et Potier.

On le voit, si Mgr Briand ne peut aller de sa personne dans tous les endroits de son immense diocèse, comme il l'aurait désiré, son esprit et son cœur sont partout ; son zèle s'étend à tous ses diocésains, même les plus éloignés; il s'étend aux Sauvages, comme aux Français et aux Canadiens : dans ce même automne 1 767, il écrit aux Iroquois du Saut-Saint-Louis, il s'occupe des Micmacs, il s'occupe des Abénaquis de Bécancour.

Et puis, n'est-ce pas dans cet automne de 1767 qu'il donne son mandement par lequel il ordonne de " suivre le calendrier romain dans la récitation du bréviaire 3 " ? Certains changements qu'a faits son prédécesseur ont amené un peu de confusion dans l'arrangement de l'office divin : tout sera remis désormais dans l'ordre conforme à l'esprit de l'Eglise.

Mais il n'oublie pas qu'il lui faut continuer et terminer la première visite pastorale de son diocèse. Elle sera longue, la visite de 1768: du 29 mai au 30 août. Le Prélat parcourera dans cet espace de temps toute la partie du diocèse qu'il n'a pas visitée en 1767.

Avant de partir, pour ne rien laisser derrière lui, il se

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