Archiv. de l'Ev. de Q. Reg. D.-E., p. 12 ro
17. Celui-ci ne paraît avoir été mis là que pour la forme: on ne parle jamais que d'Adhémar et Delisle.
La mission des députés, du reste, n'eut aucun résultat pour la question religieuse. Haldimand avait tellement préjugé la Cour contre tout ce qui venait de France, qu’elle refusa absolument de permettre qu’on fît venir des prêtres français au Canada; et c’est précisément à cette époque que le neveu même de ME" Briand, le jeune Duchêne, ne put obtenir de venir assister son oncle.
Ah! l'ironie des choses humaines! Nous sommes en 1784: la Grande-Bretagne—son gouvernement, du moins, a une peur terrible de la Maison de Bourbon: elle a peur des ecclésiastiques français, et les éloigne impitoyablement du Canada. Dix ans à peine plus tard, tout est changé: les Bourbons sont en exil: les prêtres français émigrent en foule en Angleterre, et sont reçus à bras ouverts dans les Châteaux des grands Seigneurs: c’est à qui leur donnera l'hospitalité. L’'Evêque de Québec renouvelle l’ancienne demande d’en recevoir un certain nombre dans son diocèse, et sa demande est accueillie presque comme une faveur. Plus de quarante prêtres français viennent en Canada, sans y causer aucune révolution...
Tempora mutantur, el nos mutlamur in illis !
Mais n’anticipons pas sur les faits.