TIbid,. lettre du 2 avril
Dans sou aversion pour ceux qui contrecarraient ses vues, Haldimand avait prévenu la Cour contre les députés canadiens Adhémar et Delisle, et les avait représentés sous des couleurs telles qu’ils ne purent pas même être admis À déposer au pied du Trône l'adresse des citoyens de Montréal, et durent la laisser entre les mains du secrétaire d'Etat. Ils allèrent en France, obtinrent de Saint-Sulpice de Paris trois jeunes ecclésiastiques pour le diocèse de Québec, mais ne purent gagner de les faire passer au Canada.
Haildimand jubile, en recevant ces nouvelles de Lord Sydney; son contentement rayonne dans la réponse qu’il lui fait : ;
« J'ai reçu, dit-il, le 12 de ce mois votre lettre du 2 avril, et je suis heureux de voir que vous approuvez comme Lord North ma conduite à l’égard des deux prêtres envoyés ici par le Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Veuillez assurer Sa Majesté que je veillerai à empêcher l'entrée au Canada de prêtres venant de pays qui dépendent des Princes de la Maison de Bourbon. Le zèle indiscret qu'ont montré les citoyens de Montréal à avoir des prêtres du Séminaire de Paris, en confiant cette tâche à MM. Adhémaret Delisie, rend plus nécessaire que jamais cette précaution. Jeune manquerai pas de communiquer aux messieurs du Séminaire de Montréal les ordres de Sa Majesté et ce qu’'Elle pense de leur conduite. Ou a fait l’impossible pour induire le clergé en erreur, dans toute cette affaire, et à l’indisposer contre moi; et si l’on a fait intervenir les anciens sujets du Roi, c'était dans l’espérance qu’ils seraient plus facilement exaucés à la Cour. Votre Seigneurie a compris les vrais desseins de ceux qui ont signé l'adresse envoyée en Angleterre: j’en éprouve une grande satisfaction ?, »
Haiïidimand ne fut pas si satisfait d'apprendre vers le