Lettre à M. de LaCorne, à Paris, 6 juin
Le peu d’épargnes qu’il pouvait faire était employé à . orner l’intérieur de son église, à assister les pauvres missionnaires, à aider les habitants pour la construction des édifices religieux 1°.
La Pointe-de-Lévi (Saint-Joseph) n'avait plus pour curé le bon M. Youville-Dufrost: il avait remplacé M. Marchand comme curé de Boucherville, avec le titre de grand vicaire; et Saint-Joseph était desservi temporairement par Augustin-David Hubert, jeune prêtre plein de talent et de zèle, cousin du futur évêque, qui devint dans l’automne curé de Québec 1, et fut remplacé à Saint-Joseph par M. Berthiaume "?,
ME" Briand était venu à Saint-Joseph l’année précédente et y avait fait la bénédiction d’une cloche le 14 juin. Depuis, on avait fait restaurer le chœur de l’église. «Il se déclara édifié de la propreté du sanctuaire, de la décence des ornements et de la richesse des vases sacrés 18»
Saint-Joseph était encore la paroisse immense—en étendue, non en population—du décret de 1722 #, allant de Beaumont à Saint-Nicolas, sur le fleuve, et en arrière jusqu’à Saint-Henri inclusivement: Saint-Romuald, Saint- David, Notre-Dame, Bienville, tout cela c’est de l’histoire moderne.
Beaumont était desservi par le curé de Saint-Michel, M.