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Rapport sur les archives canadiennes pour 1889, p

Mais détournons les yeux... Voici l’admirable maison de charité et d'éducation fondée par ME de Saint-Vallier : voici le monastère des Ursulines, où ces saintes religieuses se consacrent à une double fonction: le soin des malades, l'éducation des filles. Ah, que leur nombre est restreint pour les œuvres qu’elles ont à accomplir! Elles ne sont en tout que vingt et une! Mais quel bien ne font-elles pas dans cette bonne ville des Trois-Rivières! M# Hubert est dans l’admiration à la vue de ce monument de la charité inépuisable de son illustre prédécesseur, M# de Saint- Vallier, et de la charité non moins grande de son autre prédécesseur, M£' de Pontbriand, qui le réédifa au prix de tant de sacrifices, de travaux, et pour ainsi dire presque de ses mains , Il encourage les bonnes religieuses dans leur œuvre d’abnégation et de dévouement. Il encourage le jeune curé Mailloux, qui a remplacé les Récollets pour la desserte de la ville. Il encourage son vénérable grand vicaire le chanoine Saint-Onge, qu’il a le regret de trouver dans la pauvreté et le dénuement: si grand a toujours été le désintéressement de ce saint prêtre! Voilà donc le dernier survivant d’un Chapitre qui a eu ses jours de gloire! L'annaliste des Ursulines des Trois-Rivières nous laisse entendre que les dernières années de M. Saint-Onge furent des années de tristesse et d'épreuves ?. La direction des religieuses lui fut enlevée. Un autre chapelain vint occuper ses appartements. Obligé de se retirer ailleurs, il ne lui fut plus permis que d’aller dire la messe aux Ursulines. Gardant toujours cependant son titre de grand vicaire, il mourut aux Trois-Rivières le 22 septembre 1705, à l’âge de 74 ans.

M Hubert profita de sa visite aux Trois-Rivières pour

19. L'Eglise du Canada sous Mgr de Pontbriand, p. 191. 20. Les Ursulines des Trois-Rivières, t. I, p. 440 et suiv.

se rendre aux Forges de Saint-Maurice, sises À trois lieues environ au-dessus de la ville, sur la berge occidentale de la rivière Saint-Maurice, appelée dans le temps la ÆAzvière Notre, à cause de ses eaux bourbeuses. Le site de l’établissement est fort agréable. Il y avait là jardin, préaux, maisons pour les directeurs, magasins pour les provisions, boutiques, etc. Il y avait surtout une antique et pieuse chapelle, où quelqu'un des Pères Récollets, lorsqu'ils desservaient les Trois-Rivières, se rendait de temps en temps pour donner la sainte messe et les secours religieux aux employés catholiques de l'établissement, dirigé par une compagnie anglaise #, Avec quel bonheur M£# Hubertvisita cette chapelle, avec les membres du clergé qui l’accompagnaient ! Il visita aussi avec un vif intérêt tout l’établissement, puis revint aux Trois Rivières.

Les quatre jours de visite qu’il avait consacrés à cette ville avaient été bien remplis. Sa tournée pastorale terminée, il se hâta de partir pour Québec, où l’attendaient mille occupations de toutes sortes.

21. Voici les noms des associés de cette compagnie, à cette époque: “C.-A. Dumas, Thos Dunn, Benj. Price, Colin Drummond, Dumas Saint-Martin, Jas Johnston, et la Cie Brooke et Watson.” (Mss. Bois).

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