Père de notre grand patriote, Louis-Joseph Papineau
tent pour Québec, à pied, allant de presbytère en presbytère demander l'hospitalité, et arrivent sûrement à Québec, remettent à Son Excellence le message dont ils se sont chargés, puis restent dans notre ville jusqu’au printemps, servant dans quelque compagnie de milice canadienne, et ne retournent à Montréal qu'après la levée du siège, lorsqu'ils peuvent le faire sans avoir rien à craindre des Américains ?,
On raconte que le jeune homme qui fut envoyé à la Cour pour annoncer la bonne nouvelle de la délivrance de Québec, au printemps de 1776, reçut une gratification de cinq cents louis sterling 4 11 s'appelait Caldwell, et devait être le futur « receveur général » du Canada. Nous n’avons vu nulle part que Lamothe et Papineau aient rien reçu pour leur course si méritoire et si accidentée: maïs quel beau geste, dans notre histoire, que ce voyage de ces jeunes gens si patriotes !
Pendant qu’ils apportaient ainsi à Carleton la nouvelle que l’Angleterre allait lui envoyer des secours, les Bostonnais, de leur côté, recevaient au Canada, dans le cours de l'hiver, plusieurs renforts de troupes. Mais ces nouvelles recrues envoyées par le Congrès ne pouvaient servir qu’à augmenter inutilement leurs dépenses ; et déjà ils ne pouvaient payer fidèlement les Canadiens qui s'étaient engagés à leur service. Moses Hazen s’en plaignait amèrement à son ami Antill:
«Ça ne fera pas, disait-il, de manquer de parole aux Canadiens; et je sais qu’il est impossible de marcher davantage, à moins qu’ils ne soient payés 5, »
L'échec de Montgomery, sous les murs de Québec, sem-