‹ L'eglise du CanadaChapitre 94 sur 197 · Lettre aux habitants du Cap-Saint-Ignace, 3 sept · texte numérisé non relu

Lettre aux habitants du Cap-Saint-Ignace, 3 sept

sion, reprendre surtout l’ancienne mission des Tamarois qui remontait au temps de M£ de Laval, et à laquelle le Séminaire avait renoncé définitivement en 1768. Comme procureur, il savait que le Séminaire y possédait encore quelques propriétés qu’il était à propos de conserver. Ne pourrait-il pas s’en occuper dans son voyage, et rendre ce service au Séminaire qu’il quittait, sans cesser de l’aimer ?

Qui sait aussi—car on ne sait jamais tout—si ME Briand, qui avait besoin d’un visiteur de confiance pour aller aux Illinois tenir une enquête secrète sur la conduite de son grand vicaire Gibault, accusé de choses très graves, ! n’était pas le principal auteur de la détermination de M. Hubert de partir pour la mission des Illinois et des Tamarois? Il se rendit à Montréal vers la fin de l’année académique. Le 21 août 1778, on lui donnait un passeport, «en français et en anglais», daté de Montréal, et adressé «à M. Hubert allant aux Illinois !! »

Il était encore supérieur du Séminaire. De Montréal, le 12 août, il écrivit à ses confrères qu’il se démettait purement et simplement de la Supériorité. On élut M. Gravé à sa place; mais on lui conserva son titre de directeur, dans l’espoir sans doute qu’il reviendrait peut-être au séminaire après son retour de voyage.

Ce voyage, on se le rappelle, eut pour résultat l’interdiction du pauvre Gibault.

M. Hubert revint à Québec au printemps de 1779; mais au lieu de reprendre sa place au séminaire, comme on l'avait espéré, il accepta la cure de la Sainte-Famille *, qui était devenue vacante par le décès de M. Eudo, et fut

Page 1