‹ L'église du Mans durant la RévolutionChapitre 76 sur 104 · SOTIN · texte numérisé non relu

SOTIN

[Archives de la Sarthe.)

EiOLEMEIT DE MGR JOUITlOT-GOVISAIf , ITÉQUE DU lIAVt POUB LE GOUTERfiEMENT DE SON DIOCÈSE ^^K

Le zclc qui noiis anime pour le rétablissement de la vraie religion, dans noire diocèse, le désir de procurer à nos diocésains les secoiu^ spirituels dont ils ont besoin, nous ont engagé à prendre les résolutions suivantes, sur lesquelles nous prions Dieu de répandre ses bénédictions.

Pour le gouvernement de notre diocèse, nous établissons. Jusqu'à nouvel ordre : !<> des Missionnaires; 2" des Supérieurs de mission ; 3° Un Conseil d'administration.

1*» M. Paillé y notre ancien et tidelle coopérateur, continuera, sous le nom d'administrateur, l'exercice des pouvoirs qui lui étoient confiés. Dans le cas où il se seroit prêté à faire facte de soumissioji du 28 septembrey noiis 7te doutons pas qu'il ne se fasse un devoir de se conformer à nos intentions, manifestées dans l'ordonnance ci-jointe.

2** M. l'Administrateur aura pour adjoints dans Texercice de ses fonctions, MM. Le Co/ite et Teyssier, qui délibéreront avec lui sur tous les objets qui poun'ont intéresser la religion et ses ministres.

3» Le Conseil d'administration ainsi formé, divisera le diocèse en 24 portions à peu près égales.

>lo A la tète du clergé de chaque canton, il placera un ecclésiastique, âgé au moins de 50 ans, d'une éminente piété, et d'ime gi'ande capacité, qui sera chargé de surveiller la conduite,

(1) Nous publions ce document d'après une copie écrite par Charles-Jacques Le Quien de la Neufville, qui a inscrit en tête : « J'ai trouvé le Règlement suivant dans les papiers de feu mon oncle, M de la Neufville, évéque de Dax, mort à la campagne,' auprès de Bordeaux, à la fin d'oclobre 1805. »

Le Nota qui se lit à la fin est aussi de la main de Charles de la Neufville.

<* de diriger le zèle des ecclésiastiques, qui sous le nom de rnis-

àmnaires, travailleront dans le lieu qui leur sera assigné.

5^ Autant «pi' il sera possible, les cures seront réintégrés dans

1«B paroisses. Dans le cas contraire, nous leur enjoignons d'ac-

epler la mission qui leur sera donnée, en notre nom, par l'ad-

lûDislration.

<^ Désirant que les secours spirituels soient égallement distri- •"ésur tous les points du diocèse, chaque paroisse n'aura qu'un *8l missionnaire. On pourra en plaa?r jusqu'à trois dans les gros targs et les petites villes. La ville capitallc m'en retiendra que *>*, et la ville de Laval environ le même nombre. Les autres /"^ qui y feroient leur domicile ne p<.)urront exercer d'autres **ctions que celles de célébrer la sainte messe. ^ Les pouvoirs des missionnaires seront limités aux lieux qui *^ seront désignés dans leur feuille d'approbation. ^ Les supérieurs des missions fwurront provisoirement res- "^'ndre ou étendre ces pouvoirs, suivant l'âge, les capacités et la ^'^diiiie des missionnaires.

*^ Les supérieiu*s des missions rendront tous les mois un compte ^ct au conseil d'administration de l'état des pei-sonnes et des •>s^s, dans la portion du diocèse qui leur sera confiée. ^0> L'n des premiers soins du Conseil d'administration sera de ^^voir les pouvoirs ci-devant accordés fjar nous, ou par nos déliés, et de les modifier, de manière à les faire servir à Texécu- ^■^ du présent règlement.

^ 'ï^ Le Conseil d'administration étant seid dépositaire de notre ^^^rité, les missionnaires ne reconnaîtront pour leurs supérieui*s *^ Ceux qui seront nommés par lui.

^^"^ La plénittide des pouvoirs réside dans V administrateur ; ^''^^ en cas d\ibsence ou de maladie, le plus ancien des deux Joints l'exercera.

^•^'* Le Conseil d'administration punira sévèrement les impru- '^^•os de zèle, et toutes les démarches qui tendroient à compro- '^^tre les fidèles, et à retarder les progrès de la religion.

* i*' Les supérieui's de missions puniront provisoirement cette ^^ce de délit, en retirant ou en restreignant les pouvoirs des '^^ionnaires qui s'en seroicnt rendus coupables.

* o® Mais le Conseil d'administration aura le droit de réfomier ^'anrmlcr le jugement qui auroit été porté.

^ t)" Les pouvoirs que nous continuons à V Administrateur, et que ^ accordons à ses adjoints, sont révocables à notre volonté.

n*' Ceux des Supérieurs des missions et des missionnaires seront renouvelés tous les ans.

18** Le Conseil d'administnitioii, en conséquence des bases que nous lui ordonnons de suivre, formera sans délai un plan accomodé au local et aux circonstances. Ce plun nous sera communiqué le plus tôt possible, et nous prononcerons définitivement,

0RD0>NANCE.

Nous trouverons toujours coupables grièvement devant Dieu tom ceux qui par quelque acte extérieur que ce soit^ nuiront aiax intérêts d<i V autorité légitime; et notamment la soumission exigée par la loi du 28 septembre. Nous sommes aussi bien éloi^és d'approuver la conduite de ceux «jui conservant une opinion pure, se livrent à un zèle outré, et éloignant les fldelles de la fréquentation et conununi cation qu'aucune loi ne leur défend avec ceux qui auroient fait l'acte exigé. L'Église n'ayant prononcé aucune peine contre ce genre de délit, les uns et les autres doivent rester unis par les liens de la plus parfaite charité, et réunir plus que jamais tous leius efforts i)Our travailler avec eflicacité au salut des âmes, en maintenant dans toute leur intégrité la doctrine et la discipline de la religion Catholique, Apostolique et Romaine.

Signé : f F. G., évoque du Mans.

Paderborn, i4 janvier 1797.

Nota. Ce règlement est imprimé sous le titre de Plan d'admis nistratioji spirituelle pour le Diocèse du Mans, pages 9-12 d'uiicj brochure intitulée : Administration spirituelle du Diocèse dim Mans, 1797. In-S** de 98 pages.

Le règlement manuscrit a 18 numéros; dans la brochure F n'en a que 10. Ce sont les munéi-os 12 et 16 qui ont été omis, existe aussi plusieui's autres omissions dans l'imprimé : je les =indiquées en les souhgnant dans le manuscrit.

DURANT LA REVOLÎTTÏON. 557

N° il

COPIE DE LA LETTRE DE M. L'Éy£qUE DU MANS A.UX ADMINISTRATEURS DE SON DIOCÈSE ^^K

faltendois. Messieurs, bien impatiemment les détails que vous

vêonnez sur Vétat de mon Diocèse. Uétat d'infirmité dans lequel

/?«tts, ne m* empêche pas de m' en occuper continuel hment. Maplu>s

Sfonde consolation sera d'apprendre que la Belîgion se rétablit,

^pie ceux de mes enfants qui sétoient égarés rentrent dans le sein

^ T Église. En vous chargeant de V Administration spirituelle du

^orése, je vous ai confié mes jilus chers intérêts : f espère que Dieu

^^^ucera la prière que je lui fais tous les jours de bénir mes inten-

^ns, mes choix et votre travail.

Je me suis bien attendu que le plan que je vous ai envoyé, de- '"ot7 être, par de légères modifications, accommodé aux circonsï*aces locales, dont il est impossible que je sois bien informé. Mon '^incipal but, celui que je ne cesserai de poursuivre, a été de conentrer mon autorité, de manière à évitei\ autant qu*il est j^ossible, 6-s funestes effets qui résultent toujours d'un gouvernement mor- ^'^. Aitisi je persiste invariablement à exiger V exécution des arti' ^^s dix et onze de mon plan. Quand tous mes bons Prêtres conruii- ^^<>nt mon intention à cet égard, je suis bien persuadé quils se ^^'ont un devoir de s'y conformer.

Quoique mes Vicaires Généraux absens 7i' ayent pas cessé de Mériter ma confiance, je pense que, pour le bien de la chose, ils ^'^iient RWipendre jusqu'à leur rentrée V exercice de leurs pouvoirs. ^(^x qui rentreront seront de droit membres du Conseil.

(l) En écrivant ù M. de Jouifroy-Gonssans notre Évêque, le 11 mai '^rtiier, nous lui fîmes passer un précis du plan d'Administration ^^ ^ Ti Diocèse, que nous avions formé sur les bases de celui qu'il QOU3 avait envoyé, comme aussi des Avertissements, en forme de ^^iiUt (le conduite, que nous nous proposions de donner en son nom: ^'*^ici lii réponse dont il nous a honorés, en date du 6 juin, et qui ^*ous ^,j parvenue le ±0 du même mois.

f approuve vos avertmements et le projet d'impression. Je nirai mes efforts aux vôtres pour faire cesser la malheureuse sion qui règne au sujet de la Soumimon. Je vous remercie de téri't que vous preniez à ma santé.

Adieu, Messieurs, soyez persuadés de mon sincère attacher. Donnez-moi de vos nouvelles le plus souvent que vous pou c'est un vrai besoin pour moi.

Signé : Gaspard, évoque du Mans

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