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MISSION
lis, ville^ et ses envirofis, comprenant les Paroisses i
Congners,
Ecori)ain, .
Evaillé,
Fortan,
Glatigny, Saint-Mars-de-l^ocnay,
La Chapelle-Huon, Saiiit-Martin-de-Sargt5,
Le Grand-Lucé, Saintc-Osniane,
Maisoncelles, Savigny-sur-Braye,
Marolles, Seniur,
Montaillé, Souday,
Monlreuil-lc-Henry, Tesson,
Raliay, Valennes,
Saint-Calais (ville), Vancë,
Saint-Cyr-de-Sargé, Vibraye,
Saiiite-Cérotle, Villenncs-sur-Lucé.
Saint-Gervais-de-Vic,
Nota. Si <îuelque Paroisse est omise, elle sera censée i la Mission dans l'arrondissement de laquelle elle se trouv
L£TTBE DE TIMOLÉOM (RIOOMER) BAZIN.
Le Mans, le 25 ventôse l'an II d République française.
Au citoyen Garnier (de Saintes), représentant du peupi
Citoyen,
Je viens de parcourir quelques parties de l'aiTondissem
district du Mans, et j'ai vu avec jwine que le fanatisme y
nUrograder l'esprit révolutioimaire. Depuis que tout le mo
niele de parler Révolution et Réjniblique, les aristocrates et l
] • très ont beau jeu. Autrefois on les reconnaissait à la dissidci
vei*te de leui's opinions, aujourd'hui les lois terribles contre le
^ (1) Cette pièce et la suivante nous sont parvenues trop tar
être mises à leur rang. Nous les devons à l'obligeance de M. . Chardon.
niposent à chacun la nécessité de ne tenir qu'un lanni des républicains. Aussi quand je demande aux habi- [i\ campagne : « Avez-vous des parents d'émigrés? — répondent- ils, mais ce sont de bons citoyens. -^ Et des — Notre curé est bon. — 11 n'a pas donné sa démission? Dieu ! non. Les cultes ne sont-ils pas libres? » e, citoyen, que très-souvent les curés ligués avec le coq 0 ou le cy-devant seigneur, qui n'a point sorti de sa
• depuis la llévolution, arrangent les aiïaires de leur lilé îi leur guise. Leui*s correspondances, leui*s reonl en ordre; la loi est bien strictement exécutée, la
* est tran(]uille; mais c«ttc tranquillité n'est que la lédon gée de l'esclavage, de la stupidité et de la superstilorance.
1, Représentant, un seul mot, cl je répons sur ma tête lt tout le district de cette vemiine sacerdotale qui le .'ore, sans y produire la moindre étincelle de trouble et
non [►lan : j'écrirais à chaque curé et à chaque municidirais aux [»remiers : Citoyens, je vous conseille en ami •r votre démission. La Convention a décrété la liberté 1, mais elle en poui*suit tout exercice public, etc. is aux nmnicipalités : Je vous rends responsables des inj que l'on ix)mTait causer aux prêtres qui donnent lem* 1, etc.
1, si le décret sur le mode de gouvernement révolutiondéfendail d'une manière si terrible à tout fonctionnaire nterpréler la loi, on ne verrait pas maintenant le dislans entouré de trois autres districts entièrement purgés ?s (Saint-Calais, Château -du- Loir et La Flèche), encore î ciu'és, de prédicans, de moines défroqués disant touiiesso, et les habitants de la commune du Mans ne fèles le dimanche après avoir assisté à la messe dans les îs voisines où on la célèbre encore.
t fraternité.
T. Bazin, agent national provisoire.
57!l L'ÉGLISE D[] MANS
LCTTIE.DE FRAICHET, AOEIT «ATIOVAL DQ DISTRICT OU VAS.
Le Mans, 16 germinal l'an II de la Républù{U une et indiyisible.
L'Agent national provisoire prés le district du Mans à FAp national de la commune de Souligné-sous-Ballon.
Tu me demandes par ta lettre du 8 germinal ce que tu d faire des lettres de prêtrise de ta comnume?
Me les adresser aOn que j'en fasse justice.
Si les statues qui garnissent TëgUse doivent être descenduesl
Réponse ; elles doivent être brisées comme monument de s perstition, à moins qu'il ne s'en trouve d'assez belles à raison la scidpture pour mériter d'être conser>'ées.
Ce que tu dois faire de Targenterie et du cuivre?
Réponse : la faire dé[>oser dans les magasins de Tadministi tion du district qui l'adressera ensuite à la Convention.
La Convention a décrété la liberté des cultes, mais du momt que son exercice devient dangereux et peut troubler la tranqi lité publique, la loi le défend. Je dis plus, le prêtre le plus sine rement attaché à ses préjugés religieux est très-coupable de ce tinuer ses fonctions dans un moment où presque tous les auti les ont abandonnées; car alors son église sera le point de rai: ment de tous les fanatiques, de tous les malveillans, et peut-él bientôt un foyer d'insurrection, et s'ils ne sont pas les véritabi moteurs des événements malheureiLx qui se préparent, ils en so l'occasion, ils en sont la cause efficiente.
DURANT LA HEVOLCTION.
Eh bien, je dis quo la religion qu'ils professent leur commande impërieusenient d'abandonner leui*s fonctions. S'ils veulent prêcher la morale, ils peuvent le faii*e dans le temple de la Raison les joui*s de décade. Par morale, j'entends les vertus républicaines, rexcculion des lois, la disposition à faire tous les sacrifices possibles pour le salut de leur patrie, pour le soulagement de l'humanité. •
Salut et fraternité.
Franchet.