‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 117 sur 297 · S. Àtkan., ApoL, p · texte numérisé non relu

S. Àtkan., ApoL, p

mins couverts de sentinelles, les vaisseaux qui entraient au port ou en sortaient soigneusement fouillés1.

On avait beau chercher, on ne trouvait rien. On commençait à dire, soit qu'Alhanase était mort, soit qu'il avait su, par des arts magiques, se rendre invisible2. Des couvents de la ville, il était naturel de passer à ceux du désert. Le monastère de Tabenne fut un îles premiers qu'on visita. Telle était pourtant la vénération qu'inspirait ce pieux établissement à tout le pays, qu'on n'osa pas procéder à la visite avec la brutalité ordinaire. Un officier d'un grade élevé, accompagné d'un prélat arien cl d'une bonne garde d'archers, remonta le Nil pour aller lui-même faire l'inspection. En l'absence de Théodore, successeur de Pacome, c'était un moine du nom de Psarphiasqui était chargé de la direction. « Alhanase n'est-il point parmi vous? demanda l'officier: nous avons ordre de l'empereur de le chercher et de l'emmener. — Alhanase est notre père, répondit Psarphias; nous l'aimons et le reconnaissons comme tel, mais nous ne l'avons jamais vu. x On lui ouvrit toute la maison, qu'il put fouiller à son aise, et où il ne rencontra aucune trace du fugitif. En entrant dans l'église, il trouva les moines assemblés qui faisaient l'office : « Priez pour moi, leur dit-il. — Nous ne pouvons prier avec les amis d'Arius », dirent-ils unanimement : et ils le lais-

1. S. Athan., ad Sol, p. 849. — Soz., iv, to. — Théod., u, 4. — Ce dernier auteur dit que Constance avait rois la tète d'Athanase à prix. 11 n'y a rien de semblable dans la lettre d'Athanase.

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