‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 120 sur 297 · S. Athan., Apol.,?. G · texte numérisé non relu

S. Athan., Apol.,?. G

demander le nom du vénérable inconnu; nulle parole imprudente ne le murmurait au dehors. Les Pères s'assemblaient autour de lui : il leur racontait ses traverses, répondait à leurs interrogations sur les subtilités du schisme très- imparfaitement comprises au désert, envoyait des messagers ou en recevait pour subvenir, même de loin, par ses conseils, aux besoins de son Église opprimée. Puis il reprenait le train de vie d'un moine ordinaire, et on voyait ce héros des grandes luttes, cet administrateur actif d'une cité populeuse, assidu aux prières, aux offices, aux exercices prolongés de la méditation, étonner les plus vieux athlètes de la pénitence par son intelligence des voies intérieures de la piété et la sérénité d'une vie contemplative,

« Il lui fallut fuir alors, disait plus lard son panégyriste, et nul exil rie fut mieux employé, car il se rendit dans ces divines retraites de la méditation qui sont en Égypte, où des hommes, se séparant du monde et embrassant

la solitude, vivent pour Dieu seul Et là Athanase,

qui avait le don de concilier et de rapprocher toutes choses, suivant l'exemple de Celui qui, par son sang divin, a uni tout c^qui était divisé, sut unir la vie solitaire avec les biens de la société religieuse; montrant que le sacerdoce est aussi une philosophie 1 , et que la philosophie a besoin d'un sacerdoce qui l'enseigne. Et il sut si bien concilier ces deux choses, une tranquillité

1. Saiot Grégoire appelle souvent de ce nom (çiXoccqna) la vie contemplative adonnée à la méditation.

active et une activité tranquille, qu'il fit comprendre à tous que la vie monastique consiste plutôt dans le ferme détachement du cœur, que dans la séparation du corps*. »

De nombreux écrits sortis de sa plume pendant ces heures de repos forcé, où sa vie dépendait toujours d'une indiscrétion ou d'un hasard, attestent cette variété de préoccupations et cette plénitude de facultés. Tour à tour racontant son histoire, défendant sa cause, exhortant son Église, exposant le dogme, réfutant l'hérésie, Jamais son esprit ne fut plus lucide, jamais sa réflexion ne fut plus mûre, jamais son éloquence ne s'échappa plus animée et plus incisive que dans ces jours d'angoisse. Plus d'un volume de ses œuvres, écrit pendant cette retraite forcée, nous apporte, avec les plus solides instructions chrétiennes, l'écho des transports contenus de cette âme ardente.

C'est d'abord une apologie de toute sa vie, adressée directement à l'empereur lui-même. Sans doute, c'était le résumé de ce qu'il comptait lui dire en face, s'il lui avait été donné de l'aborder ; mais contraint de fuir sa présence , il cherchait du moins à lui faire arriver la vérité par quelque voie détournée. Nulle flatterie, nulle bravade, nulle parole inutile. Tout est concis, nerveux, mâle, dans ce langage d'un accusé parlant à son juge , d'un sujet parlant à son mattre, qui n'oublie pas un instant qu'il est aussi un évêque parlant à un fidèle.

t. S. Grég. Naz., Or. xxt, 19, «0.

«< Comme je sais, dit-il, que vous êtes chrétien depuis beaucoup d'années, et que vos parents vous ont élevé dans la crainte de Dieu , c'est avec un cœur tranquille que je viens me justifier devant vous. Je répéterai les paroles du bienheureux Paul , et c'est là , très-religieux Auguste, l'intercesseur dont je me servirai auprès de vous , car je sais que ce héraut de la

vérité trouve en vous le plus soumis des auditeurs

On prétend que j'ai semé la division entre vous et le pieux auguste Constant, de bienheureuse mémoire... Suis-je donc un insensé, suis-je à ce point hors de sens, que vous me soupçonniez d'une pensée pareille?... Votre frère, ce grand serviteur de Dieu, n'était pas d'un naturel si crédule, et je n'avais pas moi-même assez de crédit sur lui pour que la prudence m'eût permis de calomnier un frère auprès de son frère, un empereur auprès d'un empereur? Je ne suis point en délire, ô empereur, et je n'ai jamais oublié cette instruction de l'Écriture : Même dans la retraite de ta conscience, ne maudis point le roi; même dans le fond de ton lit, ne parle point mal de l'homme opulent : car les oiseaux du ciel iront redire tes paroles. Que si vous autres rois, vous savez faire en sorte que rien ne vous dérobe les choses dites contre vous, même en secret, comment est-il croyable qu'en présence de l'empereur et de tant de gens qui nous écoutaient , j'aie osé mal parler de vous? Informez-vous, en effet, et vous saurez que je n'ai jamais parlé seul à seul à votre frère , mais

toujours en présence de l'évêque du lieu où nous étions, et de tous les gens de sa cour : j'entrais avec eux, je sortais avec eux, et toutes les personnes présentes vous l'attesteront.. Une seconde calomnie prétend que j'ai écrit au tyran dont je ne veux pas même prononcer le nom , et la grandeur de ce mensonge est telle , qu'il frappe mes sens d'horreur. En vérité , religieux empereur, je me demande avec surprise s'il est possible qu'un homme soit assez égaré pour mentir à ce point... Et je ne sais par où commencer pour répondre, car toutes les fois que je veux parler, ma langue se glace d'étonnement et d'horreur. Car enfin, pour ce qui touche votre bienheureux frère, il y avait quelque prétexte, quelque apparence à m'accuser : il avait désiré me voir ; il avait daigné vous écrire à mon sujet ; il m'avait témoigné plusieurs fois, absent ou présent, son estime. Mais cet infernal Magnence (j'en atteste Dieu et son Christ), je ne l'ai jamais vu, et je n'ai jamais rien su de lui.

Inconnu, comment aurais-je parlé à un inconnu?

Et si j'avais voulu lui écrire, comment aurais-je commencé ma lettre? Tu as bien fait, aurais-je dû lui dire, toi qui as tué Constant, l'homme du monde qui me tenait le plus en estime, et qui me comblait de ses bienfaits. Je te sais gré d'avoir privé de la lumière tous mes amis, tous les hommes fidèles et chrétiens dont j'ai été l'hôte à Home, la bienheureuse Eutropie (votre tante, ô Constance), Abutère, cet excellent homme, Spérance, cet ami fidèle, et tant d'autres gens

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de bien... Voilà le compliment que j'aurais eu à lui faire. Et l'on veut faire croire que j'ai été l'ami d'un tel monslre , et que je lui ai donné le salut de paix ! 1 »

La pièce continue sur ce ton animé, passant toutes les accusations en revue, et les terrassant de celle logique dédaigneuse. Mais sa défense personnelle était le moindre des soucis du proscrit: ce sont les périls de la foi qui lui remettent bientôt la plume à la main. Sur la nouvelle, que l'on faisait circuler dans les diocèses d'Égyple plusieurs formules de foi , différentes de celle de Nicée, quoique encore éloignées de celle d'Arius, et qu'un certain nombre de fidèles se laissaient séduire par cet artifice : « Prenez garde, leur écrit-il sur-le-champ, dans une lettre circulaire envoyée, du fond de sa retraite, à tous les évèques, les gens qui vous circonviennent cachent leur dessein et ne se servent des paroles de l'Écriture que comme d'un hameçon pour attirer h leur malice les ignorants. Voyez, en effet, si je n'ai pas raison. Ils font des formules de foi : de deux choses 1 une, ou bien ils n'y sont poussés par aucune nécessité , et alors ce qu'ils tentent est superflu et presque nuisible... Ou bien, c'est pour s'excuser de partager

dîetu8'6 d Arius' et alors 08 <Iu'i,s ont à faire> c'est ex îrper les mauvaises plantes jusqu'à la racine el de

apper de notes d'infamie ceux qui répandent cette

••• uai8 c'est précisément ce qu'ils ne font pas et

S. Àthan a i

ce qu'ils ne veulent pas laisser faire, ce qu'ils empêchent par loutes sortes de moyens. Ils se justifient donc, dans ces formules, précisément de la chose dont on ne les accuse pas... Ils sont comme un homme qui, accusé d'adultère, se défendrait de vol ou qui, prévenu du soupçon de meurtre , démontrerait qu'il n'a fait ni faux serment, ni détournement de dépôt. Ce serait plutôt une dérision qu'une excuse, et ce serait presque un aveu du crime. Car, qu'y a-t-il de commun entre un meurtre et un dépôt, enlre un adultère et un

vol? Pour nous, nous sommes chrétiens, et non

Ariens; et plût à Dieu que ceux qui ont rédigé ces nouvelles formules n'eussent point les sentiments d'Arius ! Mais maintenant il faut parler franchement, car nous n'avons point reçu un esprit de servitude qui engendre la crainte; c'est à la liberté que Tlîsprit de Dieu nous a appelés. Et ce serait une grande honte si cette foi , que nous avons reçue du Sauveur par les Apôtres, nous l'abandonnions pour Arius et pour ceux qui pensent comme lui. Mais la plupart des gens de ce pays, connaissant l'artifice de ces rédacteurs de professions de foi, sont décidés à résister jusqu'au sang a leur malice, et

cela surtout parce qu'ils comptent sur votre courage. Puis donc que nous sommes en face de l'hérésie, et qu'elle est sortie comme un serpent de sa caverne, mais que l'enfant divin, qu'Hérode cherche pour le tuer, est conservé parmi vous; puisque la vérité vit en vous, puisque votre foi est pleine de vigueur, allons donc, je

vous en conjure, tenant dans les mains cette doctrine que vos pères vous ont transmise à Nicée, donner au monde l'exemple de la confiance et de la foi en Dieu. C'est ici le combat de la foi : il y a plus d'une attaque de l'ennemi, et celui-là n'est pas seul martyr qui refuse d'encenser les idoles; mais refuser de renier la foi, c'est là le témoignage, le martyre éclatant de la conscience » Ce n'était pas assez de ces vives exhortations : elles étaient bientôt suivies de quatre traités dogmatiques, discutant toutes les questions agitées entre les ariens et les orthodoxes. Là, nulle allusion aux événements du jour , nulle trace des émotions de la lutte : le dogme seul et l'Écriture. Ces dissertations sont fatigantes pour un lecteur moderne, que n'intéressent plus les détails d une question épuisée : quand on les étudie de près et avec patience, peut-être le caractère particulier du génie d'Athanase, l'union de la fermeté à la souplesse, s'y développe-t-il mieux que partout ailleurs. A voir sur quoi la discussion porte, sur quelle interprétation forcée des textes de l'Écriture, sur quelle puérile ambiguïté de mots, on s'étonne de quelles objections daigne se préoccuper un si grand génie. Regardez de près : la subtilité nait

1. S. Àthan., Contra Arian. Or. i,p. m, S98, 303. — Cette pièce porte dans l'édition que nous citons le titre de Premier discours contre les Ariens, bien qu'elle n'ait rien de commun avec les quatre qui suivent, et que sa suscriplion particulière eu fasse une vraie circulaire aux évôques d'Egypte. — Voir TUlemont, Saint Athanase, note 76,

de la difficulté qu'on lui pose; le bon sens jaillit, droit et ferme, de la réponse. Fatigué parfois lui-même des misèresauxquelles on lecondamne : «0 les fous, s'écrie-l-il, ô les chicaneurs! Mais il faut bien leur répondre. II vaudrait mieux se taire ; mais puisqu'ils ne se tiennent point en repos, pour réfuter leurs impertinences il en faut peut-être dire de pareilles. » Dénouant alors d'une main délicate les mille liens dans lesquels on veut l'enlacer, puis saisissant d'un bras de fer son ennemi, le géant l'entraîne avec lui sur les hauteurs de la métaphysique chrétienne.

Au fond, ces petits traités ne sont qu'un long dilemme posé aux Ariens sous mille formes : « Ou Jésus-Christ est Dieu , ou il est une créature. S'il est Dieu , que nous reproche- 1- on? S'il est créature, pourquoi l'adorezvous? Vous êtes des païens et des gentils, si vous adorez ce qui est créé. Idolâtres ou catholiques : vous n'avez point d'intermédiaire'. » C'est sur ce point vulnérable de TArianisme que portent incessamment les traits d'Athanase. Et, en effet, l'identité parfaite de sa substance avec la substance divine était la seule chose qui distinguât le Christ de tous les demi- dieux, fils de dieux, de toutes les incarnations poétiques ou grotesques dont l'antiquité avait chargé ses autels. S'il n'était pas le grand Dieu lui-même, le Dieu unique,

1. Cette assimilation entre les païens et les Ariens revient à toutes les pages. — Voyez, entre autres, p. 385, 392.

il n'était qu'un nom île plus ajoulé à la liste des faux dieux. Il prenait rang avec Jupiter, avec Neptune, avec Apollon, dans un Olympe placé à moilié chemin, à mi-côte du ciel et de la terre, au-dessous des retraites inaccessibles d'un Dieu suprême, immuable et inconnu. Le polylhéisme rentrait par une porte détournée, si une main vigoureuse ne l'avait démasqué et déposlé. Là est pour l'histoire de l'intelligence humaine l'intérêt persiflant de la lutte de l'Arianisine, et le cri d'Alhanasc, poussé jusqu'à nous du fond du désert, vient encore ébranler tous les échos de la raison comme de la Toi.

Cependant les nouvelles d'Alexandrie devenaient chaque jour plus sinistres, car l'inutilité des perquisitions irritait et exaspérait les persécuteurs. Leur colère était surtout redoublée par la désertion des églises dont les prêtres ariens avaient pris possession. Les chrétiens fidèles les fuyaient pour aller tenir leurs réunions, soit de piété, soit de charité, aux portes de la ville, dans des campagnes reculées. Défense fut faite aux ecclésiastiques rebelles de célébrer le service divin, ou de distribuer les aumônes ; défense aux pauvres,de les recevoir. Puis, le premier dimanche qui suivit la Pentecôte, informé qu'une de ces réunions prohibées se tenait dans un cimetière, le comte Sébastien y fait subitement invasion avec trois mille hommes, lepéc nue, au moment où la messe finissait. Il fait arrêter les fidèles de distinction , principalement les vierges , et les faisant dé-

tA PERSÉCUTION ARIENNE. 31!

pouiller de leurs vêtements , il ordonne qu'elles soient frappées de verges qu'on avait formées de branches de palmier fraîches dont on n'avait pas enlevé les épines. Le supplice fut prolongé assez longtemps pour coûter la vie à beaucoup de ces saintes filles et à plusieurs hommes. On laissa leurs corps gisant dans la campagne, avec défense de les enterrer. Les mêmes violences ne tardèrent pas à s'étendre sur toute la surface de 4 l'Egypte : seize évêques bannis, trente forcés de fuir, partout des prêtres dispersés, martyrisés ou proscrits; des églises pillées et des instruments de supplice dressés sur toutes les places publiques; tous ces désordres couvrirent l'Égypte d'un spectacle de désolation que n'avait égalé aucune des persécutions du paganisme !.

Le bruit de ces malheurs arrivait dans la retraite cT Alhanase, apporté par des fugitifs dont les larmes ou les blessures lui déchiraient le cœur. La crainte d'exposer ses pieux hôtes à ce redoublement de cruauté le décida alors à se séparer même de celle société silencieuse, où il goûtait les douceurs de la sympathie. Fuyant toute habitation d'homme, il alla chercher un asile tellement secret qu'il ne pouvait, dit-on, y jouir librement de la vue de l'air. C'était , ou quelque grotte souterraine, ou quelqu'un de ces vastes caveaux funéraires dont la piété des Égyptiens avait couvert la campagne, et qui, souvent abandonnés et oubliés, deve-

1. S. Athan., ad Soi., p. 850 et suiv. ; Apol., p. De fUgn, p. 704 et suiv. — Théod., n, 14.

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liaient la relraile des bêtes sauvages. Un seul fidèle en savait le chemin et venait l'y trouver pour lui apporter sa nourriture et lui remettre ou prendre ses lettres1. Car du fond de son cachot inconnu , où le jour ne pénétrait pas, sa voix trouvait encore moyen de se faire entendre. Il y a môme dans les écrits qui, par leur dale, ont dû évidemment ôtre composés dans les entrailles de la terre, plus de feu encore, des transports plus ardents d'une sainte colère, et comme une verve plus npre. Sous l'étreinte chaque jour plus resser* rëe de la persécution, le courage se concentre et s'exalte.

Il apprend, par exemple, que ce courage était mis en doute par les évôques ariens qui, de dépit de ne pas le trouver, répétaient en riant qu'il avait fui. « Quoil s'écrie-t-il , bondissant d'indignation , j'entends dire que Léonce d'Antioche, Narcisse de Néroniade, Georges de Laodicée, et les autres Ariens, se raillent de moi et m'appellent lâche, parce que je ne me suis pas livré de moi-même à leurs coups*!... Et ils ne voient pas que

1. Soi., iv, 10. — Rufln, i, 18. — Luc. Cal., Epist. ad Athan., à la fin du volume des œuvres de Lucifer.

2. S. Athan., De fuga, p. 701. — Ce traite* d'Athanase, et celui que nous allons citer tout à l'heure, sont évidemment postérieurs, au moins de dix-huit mois ou deux ans, aux précédents, puisqu'il y est fait mention de la chute d'Osius et de Libère, qui n'eut lieu qu'à la fin de 157 ou au début de 358. Mais la suite du récit nous a obligé de les placer ici, parce [que s'il s'était écoulé un assez long laps de temps, il ne s'était pourtant pas opéré de changement notable dans la situation du prélat proscrit, entre ses premiers et ses derniers écrits. On dit qn*a

par ces railleries ils se dénoncent eux-mêmes. Car, s'il est mal de Cuir, il est plus mal encore de poursuivre. Celui qui fuit se cache pour ne pas mourir; celui qui poursuit, court pour tuer... S'ils trouvent la fuite honteuse, qu'ils rougissent eux-mêmes de leur poursuite, car s'il n'y avait pas d'embûche, il n'y aurait pas de faite non plus1... Devant qui fuit-on? Est-ce devant les gens humains et doux, ou devant les gens féroces et criminels? On fuyait devant Saûl, et on se réfugiait chez David*... S'il est mal de fuir, pourquoi Jacob a-t-il fui devant Ésnû? Pourquoi Moïse a-t-il fui chez les Madianites? Et que diront-ils, ces mauvais plaisants, de David fuyant de sa maison devant les meurtriers de Safil, se cachant dans une caverne, et déguisant son visage, jusqu'à ce qu'il ait échappé aux embûches d'Abimélech? Que diront-ils, ces bavards imprudents, du grand Élie qui savait faire descendre la puissance de Dieu sur la terre, et ressusciter les morts, mais qui se cachait devant Àchab et devant les menaces de Jézabel , dans le temps môme où les fils des prophètes fuyaient la mort dans les cavernes d'Abdias? — Mais peut-être que ce sont là des exemples trop anciens et qu'ils n'ont pas

i resta six ans (lins sa caverne. Quelque soin que je mette à suivre [ fidèlemeot Tordre chronologique, ou conçoit que dans le récit de faits I qui se passèrent dans des lieux aussi éloignés les uns des autres, il faut s'écarter quelquefois de la suite des dates pour ne pas briser à tout moment la narration.

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