‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 24 sur 297 · canon · texte numérisé non relu

canon

Yérèque de Rome de faire à ce sujet ce qu'il veut et ce ) gui lui convient. 1 »

' « Osius, évêque, dit encore : Il est arrivé, par suite d'importunités et de demandes injustes, que nos paroles tfonl plus le crédit et n'inspirent plus la confiance qui devraient leur appartenir... Car beaucoup d'évêques ne cessent point d'habiter la cour du prince... Et le même homme souvent porle à celle cour de nombreuses pétitions sans aucune utilité pour l'Église, et non point, comme il devrait, des demandes de secours pour les pauvres, les veuves et les orphelins, mais des sollicita-

1. 5« canon. — Ces diverses décisions, si importantes pour établir dans le droit ecclésiastique les prérogatives du Saint-Siège, n'ont pas, comme on peut le présumer, cessé de faire le sujet de grandes discussions entre les écrivains ecclésiastiques. Les auteurs protestants et une partie des écrivains attachés aux opinions gallicanes ont essayé de faire considérer les dispositions prises par le concile de Sardique, les uus comme des innovations inconnues à la tradition des siècles antérieurs; les autres comme des mesures toutes de circonstance, et ne conférant de droits qu'à la personne du pape Jules, spécialement désigné dans un de ces canons. Les écrivains italiens, au contraire, en ont peut-être étendu le sens, en y voyant un droit d'appel direct attribué dès lors explicitement au pape. Tous ces débats sont résumés a merveille et décidés avec beaucoup de modération et de justesse par Hefele (ConcMen-Geschichte, vol. i, p. 546-555 ). Il nous semble impossible de ne pas reconnaître dans la forme de ces canons et dans cette phrase du 3* : Honorons, s'il vous plait, la mémoire de Pierre, le fait d'une consécration de dispositions anciennement reconnues, bien qu'imparfaitement observées, et non l'introduction d'usages nouveaux. Ce qui met, suivant nous, cette opinion hors de doute, c'est que, dans l'état de division où était l'Église, il ne s'éleva, même de la part des Orientaux, aucune contestation contre ces canons eu eux-mêmes. La lettre citée des Pères séparés de Sardique évite soigneusement de s'expliquer sur la suprématie de Rome, ce qu'elle eût fait assurément en présence de l'affirmation du conctle de Sardique lui-même, si la contestation eût été possible et la prétention nouvelle.

lions pour des biens et des dignités temporels : et cette indécence excite des murmures et des scandales. S'il vous plaît, donc, frères très-chers, décidez qu'aucun évoque n'aille à la cour, si ce n'est ceux qui y seront invités par les lettres du pieux empereur... Et que ceux qui passent par Rome remettent à notre saint frère, l'évèque de l'église de Rome, les prières qu'ils ont à adresser, pour que celui-ci examine d'abord si elles sont honnêtes et justes, et qu'ensuite il emploie sa diligence h les faire parvenir à la cour. Et tous dirent que ce conseil leur plaisait et était parfaitement juste. 1 »'

« Gaudenlius, évéque, ajouta : ... Si quelqu'un, s'êlcvant contre la décision que vous venez d'émettre, veut servir plutôt son ambition que son Dieu, qu'il sache qu'il perdra son honneur etses dignités... Ce qui s'accomplira aisément par ce moyen : il faut que ceux d'entre nous qui demeurent sur les routes publiques, lorsqu'ils verront un évêque qui voyage, l'interrogent sur les causes et le but de son voyage; et, s'il se rend à la cour, lui demandent s'il y est appelé. En ce cas, ils ne l'arrêteront pas. Mais s'il a entrepris le voyage par ambition et pour ses désirs personnels, qu'il ne lui soit point donné de lettres de communion.2 »

Joignant au précepte l'exemple de la soumission, les Pères de Sardique envoyèrent toutes leurs décisions à la ratification de l'évêque de Rome. Quelques-uns d'entre

Page 1