‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 252 sur 297 · Ib., 1. n, passim · texte numérisé non relu

Ib., 1. n, passim

qu'on en peut saisir le fil, une double comparaison, d'une part entre le dieu des philosophes et le dieu de Moïse, et de l'autre, entre Moïse et Jésus-Christ. Comparé aux grands métaphysiciens de la Grèce, Moïse n'est qu'un esprit borné et un moraliste imparfait. Son idée de la divinité est médiocre et subalterne. Le dieu dont il a fait le maître du monde n'est qu'un être très-limité en puissance, qui n'accomplit même jamais tout ce qu'il veut. Il donne, par exemple, une compagne à l'homme pour lui servir d'appui, et cette compagne le perd 1 ; il refuse à l'homme la connaissance du bien et du mal, et un serpent la lui donne*. Il a toutes les passions des hommes, la jalousie, la colère, la pitié3. Dans sa vie, Moïse a été un maître souvent cruel 4, qui n'a rien fait pour ses concitoyens de comparable aux travaux des héros de la Grèce, d'Esculape par exemple, ou de Minos*. Les héros de la Bible sont très-inférieurs à ceux de la Grèce. Qui oserait comparer Salomon à Socrate • ? Le génie de la Grèce ou de TÉgypte, inspiré par leurs dieux, a produit l'astronomie, la géométrie, la musique1. Le dieu des Juifs et de Moïse peut-il se vanter de découvertes et de bienfaits semblables?

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