‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 46 sur 297 · FELICITER CONSECRAVIT · texte numérisé non relu

FELICITER CONSECRAVIT

Fabretti {Inscriptionum antiquarum quœ in œdibus patemis asservantur explieatio; Roms, 1699). Equatius Lollianus, préfet de la ville en 8*2, est qualifié AUGUST. QllRINUS, P. R. E. dans une inscription trouvée à Pouzzoles (Muratori, p. 702, n° 2J. — Des vestales dédient un autel à Constance, etc.

postérieure d'un an seulement à celle que nous venons de citer, el rédigée avec un embarras visible, ordonne qu'on répare aux frais de l'État les temples situés dans le voisinage de Rome. H écrit au préfet de la ville, Catulinus, païen lui-même et même augure : « Quoique notre intention soit assurément de détruire la superstition de fond en comble, nous voulons pourtant que les bâtiments des temples qui sont en dehors des murailles de Rome restent intacts et préservés de toutes dégradalions. Car, comme c'est à l'occasion de plusieurs d'entre eux qu'ont pris naissance des jeux du cirque et des solennités, il ne faut pas détruire ce qui fournit au peuple romain ses plaisirs accoutumés1. » Deux autres lois frappent des peines les plus sévères les violateurs et les spoliateurs des sépulcres *.

Telle est, dans cette période qui suit immédiatement la mort de Constantin, l'incertitude de ses fils à l'égard du culte païen. Tout est contradictoire dans leurs actes et, par suite, dans les récits de leurs historiens. Ils avancent, ils reculent: un jour novateurs hardis, le lendemain, intimidés parle fantôme des anciennes institutions et des préjugés qui les environnent; ici détruisant, là réparant eux-mêmes les sanctuaires; tantôt frappant de leur disgrâce, tantôt honorant de leur confiance des magistrats païens 3 ; et méritant par cette

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