‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 91 sur 297 · Amm. AI aie, xv, S · texte numérisé non relu

Amm. AI aie, xv, S

sur l'empire, il était naturel de supposer que Julien en avait été le confident et en demeurait l'héritier. Mais tel était le caractère singulier, telle était la réserve impénétrable du jeune homme, qu'en soumettant la conduite qu'il avait tenue pendant les deux années du règne de son frère à la plus malveillante investigation, il n'avait été possible d'en faire sortir le moindre indice sur lequel le génie inventif des Eusèbe et des Paulla-Chaîne pût bâtir une conspiration. L'enquête, en effet, avec quelque soin qu'elle fût poussée, n'avait pu produire que les faits suivants :

Pendant toute la durée dù règne de Gallus, Julien n'avait vu sou frère qu'une fois. C'était en 353, à Constantinople, au moment où le nouveau César allait prendre possession de son pouvoir. Julien lui-même n'était dans cette ville qu'en qualité de simple étudiant, avec la permission expresse de Constance Depuis cette époque, il avait écrit très-rarement à son frère, et seulement des lettres de peu d'importance \ Dans les écoles qu'il fréquentait, il avait mis le plus grand soin à ne se distinguer en rien des autres élèves, n'étalait aucun faste, ne se donnait aucun air de prince s. Son extrême ardeur pour les lettres, où il réussissait à merveille, sa passion pour la rhétorique, semblaient l'absorber exclusivement. A la vérité, quelques-uns des sophistes qu'il fréquentait

1. Amm. Marc, xv, 2. — Soc., m, 1. — Liban., Or., 10, p. 264.

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