‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 215 sur 321 · s. Bas , Ep. cccxxxvi · texte numérisé non relu

s. Bas , Ep. cccxxxvi

JULIEN AUGUSTE. iÔl

vertus. Il retrouvait, pour leur parler, ou pour leur écrire, tous ses souvenirs d'érudition classique : « Je n'ai pa vous rencontrer nulle part, écrivait-il au philosophe Eustathe; j*ai couru après vous en Asie et en Égyple, comme on Tait courir un troupeau, en tenant devant lui un rameau chargé de feuilles , et si je vous al manqué partout, n'est-ce pas, comme vous le diriez, l'œuvre du destin? n'est-ce pas là ce que les poêles représenteot par le supplice de Tantale * ?» Cet empressement de rechercher et d'imiter tout ce qui lui paraissait bien le Ot tomber dans plus d'un piège; il lui arriva plus d*une fois de se laisser tromper par les apparences d'une fausse vert» , et de prendre (comme il en convenait lui-même plus tard , en se séparant d'un faux frère qui l'avait séduit) un vêtement grossier, une ceinture et une chaussure faite de cuir non corroyé, pour les garanties et les marques certaines de la sainlelé^.

De retour dans son pays, et suffisamment instruit de la règle de vie qu'il voulait suivre, il prit, pour s'enchatner tout à fait, les premiers degrés du sacerdoce , avec la qualité de lecteur, et alla s'établir dans le PonI, sur les bords de la petite rivière d'Iris. Quelques disciples, qui suivirent son exemple, eurent bientôt formé autour de lui un véritable monastère. Sur l'autre rive du cours d'eau était une petite maison de campagne qui faisait partie du patrimoine de la famille de Basile. Emmélie,

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