Soc., m
220 JILIEN AUGUSTE.
nir. Quoique étrangères aux débuis du chrislianisme^les sciences et les leltres avaient désormais acquis droit de bourgeoisie dans son sein ; les motifs qui les en avaient si longtemps bannies avaient cessé de prévaloir. Devant une nature déchue et un monde corrupteur, qui avaient abusé de tous les dons du créateur, Jésus-Christ avait dA apparaître seul» faible, nu, pour faire éclater la force divine dans Tinfirmité humaine. Le Verbe de Dieu était descendu dans son royaume, et les siens ne f avaient pas reçu. Ni celte philosophie, émanation de la raison divine, ni celle poésie, pâle reflet de la lumière incréée, écho afiaibli des concerts célestes, n*avaient reconnu dans rhumble enfant de Belhléem, leur maître et leur roi. Longtemps elles avaient refusé de Tentendre, et pour châtier leur rébellion, Dieu les avait prises et tenues captives dans le fdet des pêcheurs ignorants de Génésarelh. Mais cette révolte de la créature devait cesser à son tour : le jour était venu où le génie de Thomme, dompté et soumis, faisait hommage de toutes ses conquêtes à la vérité éternelle. Toute science , désormais, quels que fussent son nom , sa date et sa patrie , appartenait à Jésus-Christ par droit de conquête , aussi bien qu'à Dieu par droit de création. II n'était permis à aucun homme de Ten priver , ni à TÉglise de s'en dessaisir.