Jul.. Or. 5, p. 302-311 et suiv
gcncc; déesse féconde, prudence, conseil, inspiration de nos âmes! 0 toi quiius éprise du grand Bacchus, qui sauvas Alys abandonné et sus le tirer ensuite de la caverne où il tomba... donne à tous les hommes le bonheur dont le principe est la connaissance de Dieu ! Fais ce bien à la république des Romains, d'effacer d'elle la tache de l'impiété ! Et permets ensuite qu'une Fortune bienveillante préside à son gouvernement pendant des milliers d'années! Pour moi, je te demande, comme récompense de ma fidélité à t'honorer, la connaissance de la vérité dans les choses divines, la perfection dans le service des Dieux, et dans toute œuvre ou politique ou militaire, la vertu avec le bonheur, une mort douce, glorieuse, avec l'heureux espoir de partir pour te rejoindre *. » La déesse fut touchée, dit-on, de cette éloquence, car elle rendit un oracle en faveur de Julien.
Satisfait d'avoir ainsi dégagé sa responsabilité de l'impiété générale, Julien se remit en route et arrivai Ancyre, métropole de la Galalie , où les prêtres d'Hécate vinrent à sa rencontre, portant la statue de la déesse^s sur un brancard : pieux empressement qui leur fut pay^^ par de grandes largesses. Il trouva la ville fort agitée « par suite des brusques réactions politiques des dernière-:^—
années. On apporta à son tribunal des réclamations d M
toutes sortes : c'éLiiont des curiales qui voulaient ' =
faire rayer des registres de la municipalité , ou y faiar-*