‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 251 sur 321 · Actes de S, Théodoret · texte numérisé non relu

Actes de S, Théodoret

féré (anl de blasphèmes, ses mains qui avaient enlevé les objets sacrés, d'autres parties enfin de son corps dont il les avait approchés par dérision, tombaient Tune après l'autre en pourriture. Lui-même éprouvait, au milieu de ses douleurs^ les plus épouvantables angoisses morales '. Les menaces du martyr lui revenaient incessamment en mémoire. Pour détourner ce funeste augure, il envoyai! consulter tous les oracles qui, à Tuoanimité, lui faisaient dire d'avoir bon courage, et qu'il ne mourrait point. Sur cette assurance, il se tranquillisait un peu et s'emportait contre les chrétiens, à qui il imputait ses maux ; il usa même, dit-on, du peu d'autorité qu'il avait encore, pour en faire mourir quelquesuns. A d'autres moments, au contraire^ voyant la vie qui lui échappait, il élait saisi de remords; sa femme, restée chrétienné, au moins de cœur, s'approchait de son litel le conjurait tout bas d'avoir recours à la miséricorde de Jésus-Christ. Il poussait alors de grands cris, implorant le Dieu des chrétiens, le suppliant, par pitié, d'abréger son supplice et de le retirer du monde. Il envoyait prier Julien de rouvrir les églises et de craindre la main de Dieu. Il mourut dans ces incertitudes, n'ayant pas donnfe^ un signe de véritable contrition. Quand Julien appri^H l'accomplissement de celte première partie d'une pré- — diction sinistre où il était compris lui-même ; « C^s homme avait manqué de confiance envers les Dieunc: ,

Page 1