‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 269 sur 321 · L. VII, p. 218, 224, et ]Mssim · texte numérisé non relu

L. VII, p. 218, 224, et ]Mssim

Mais, si Moïse ne peut soutenir la comparaison quand on le met en face du culte grec, il retrouve son avantage quanti on le compare à Jésus et aux chrétiens. Sous ce rapport, Julien lui devient tout a coup favorable. Les chrétiens n*ont même pas eu la sagesse de conserver ce qu'il y avait de bon dans les lois de Moïse. Moïse au moins n'insultait pas les dieux étrangers *. Moïse n'a reconnu qu'un dieu, et non je ne sais quelle Trinité abstraite et incompréhensible, sur laquelle les chrétiens eux-mêmes ne peuvent s'entendre. Moïse, en prédisant la venue du fils de Marie, n'a point eu l'audace de l'égaler à Dieu; il l'a appelé simplement un prophète comme lui ^. Moï>e a admis des cérémonies, des sacrifices sanglants^. Abraham demandait à Dieu des signes, des songes; tout comme les Grecs, il cherchait à lire l'avenir dans le vol des oiseaux Les chrétiens repoussent avec mépris toutes ces pratiques consacrées, et y substituent lo simple formalité du baptême, qui, par trois mots prononcés, etface sans repentir et sans effort tous les crimes des hommes^. Singulière vertu! Une eau qui n'enlève pas la lèpre du corps fait disparaître celle de l'âme! — Bien plus, les chrétiens même ne sont pas restés iidèles à Jésus-Christ. Jésus ne s'était point égalé à Dieu : c'est l'apôtre Jean qui a tenté le premier cette

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